L’effervescence des grands jours a régné ce jeudi 2 avril 2026 dans le 3e arrondissement de Cotonou. Sous une chaleur de fin de saison sèche, l’air était chargé d’une électricité politique particulière. À l’appel du ministre Shegun Bakari, cadres, militants et sympathisants de la 15e circonscription électorale se sont réunis pour une démonstration de force, affirmant leur soutien indéfectible au duo Wadagni-Talata.
Dès l’ouverture, le ton a été donné par les leaders locaux. Pour le chef du 3e arrondissement de Cotonou, l’enjeu dépasse la simple adhésion : il s’agit d’une quête de participation record dans les urnes. Devant une foule galvanisée, Maurille Omer Adetonah a rappelé le caractère historique du rendez-vous du 12 avril. « Si vous êtes ici ce soir, c’est pour montrer votre attachement à l’élection présidentielle qui vient le dimanche 12 avril 2026. Et c’est une élection capitale, déterminante pour la population de la 15e circonscription électorale. Nous avons promis de faire 100 %. À défaut de faire 100 %, nous allons faire au moins plus de 80 % », a-t-il affirmé.
Le point d’orgue de ce rassemblement a été sans conteste l’adresse de Shegun Bakari. Le chef de la diplomatie béninoise, troquant pour un soir son costume de ministre pour celui de leader politique de proximité, a axé son discours sur la continuité et la stabilité. Pour lui, l’élection de Romuald Wadagni est la condition sine qua non de la pérennité des réformes engagées depuis 2016. « Au cours des dix dernières années, vous avez vu le travail que le président Talon a fait. Nous devons continuer et il faut que le président Wadagni puisse venir le prolonger, l’amplifier, le faire encore plus grand, pour que notre pays soit encore plus grand », a-t-il martelé sous les acclamations.
Au-delà de la quête de la victoire, le camp présidentiel semble obsédé par la légitimité du score. Shegun Bakari a exhorté ses « frères » d’Akpakpa à ne pas céder à l’excès de confiance et à lutter contre l’abstention. Le ministre a insisté sur le fait que chaque voix compte pour donner un mandat fort au futur successeur. Il a expliqué : « Ce n’est pas seulement une question de pourcentage, c’est aussi une question de taux de participation. Chacun doit sortir pour aller voter, pour mettre son bulletin dans l’urne et dire qu’il faut faire confiance au président Wadagni. »
La soirée s’est achevée dans une ambiance de ferveur, les militants repartant avec une feuille de route qui consiste désormais à investir chaque ruelle d’Akpakpa pour transformer ce meeting en un raz-de-marée électoral le dimanche 12 avril prochain.
Jean De Dieu TRINNOU



