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Politique

Heure par heure dans un bureau de vote à Djougou : L’ambiance d’un scrutin citoyen à l’EPP Taïfa

Il est 7 h 30 ce matin lorsque le premier poste de vote ouvre ses portes dans l’enceinte de l’école primaire publique Taïfa, dans le premier arrondissement de Djougou. Au total, ce centre électoral compte onze postes de vote. À quelques encablures du centre-ville, la machine démocratique se met en route, presque sans bruit, mais avec une précision horlogère.

Hommes et femmes, certains venus de quartiers périphériques, d’autres résidant à deux pas de l’école, attendent patiemment. Installés sur leurs tables-bancs, les agents électoraux accueillent chaque citoyen avec un sourire professionnel. Une pièce d’identité, les formalités d’usage, l’isoloir, un doigt trempé dans l’encre indélébile, puis l’émargement sur la liste. Les gestes sont répétés, fluides. Les agents accompagnent les électeurs hésitants notamment les personnes âgées ou peu familières du processus avec une douceur qui force le respect.

L’ambiance reste sereine. Aucune tension, aucune hâte malsaine. Les conversations se font à voix basse, ponctuées parfois d’un encouragement d’un voisin à l’autre. Le calme est tel que seuls le chant des oiseaux et le froissement des bulletins dans l’urne rythment le temps.

Sur les listes d’émargement, on note une affluence progressive mais constante. Les électeurs viennent, accomplissent les formalités et passent à l’acte : glisser leur bulletin dans l’urne transparente, signe tangible de leur souveraineté.

Le centre attire également l’attention des observateurs. On croise ici des représentants de la société civile nationale, badge au cou, cahier à la main, qui notent chaque étape. Quelques observateurs internationaux, discrets mais attentifs, arpentent aussi la cour. Leur présence rassure et témoigne de l’intérêt que la communauté porte à la régularité du scrutin. Aucun incident majeur n’a été signalé en milieu de matinée, selon le coordonnateur du centre.

C’est une autre leçon qui s’écrit ce mardi à l’EPP Taïfa : celle de la patience civique et de l’ordre républicain. Ici, la présidentielle ne fait pas de bruit. Elle se vit simplement, bulletin après bulletin, dans la dignité silencieuse d’un peuple qui sait que l’urne, pour fragile qu’elle soit, porte encore tout le poids de son avenir.

Alassane IMOROU SANDA

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