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Société

Une pagaille à la Soneb comme Talon déteste : Agla assoiffée, la SONEB muette

Alors que le Bénin s’engage dans une dynamique de transformation infrastructurelle sans précédent, une enclave de résistance à la modernité semble s’être installée en plein cœur de Cotonou. À Agla, le précieux liquide ne coule plus. Depuis un mois, les robinets sont désespérément secs, plongeant des milliers de ménages dans une précarité hydrique inacceptable en 2026.

L’argumentaire habituel des travaux de maintenance ou des extensions de réseau ne tient plus. Aucun chantier, aussi complexe soit-il, ne peut techniquement justifier des jours de rupture totale pour un quartier de cette envergure. Cette situation révèle soit une incompétence notoire dans la gestion de l’eau, soit une négligence coupable envers les populations. Pendant que les factures, elles, n’oublient jamais le chemin des boîtes aux lettres, la SONEB, elle, a pris la clé des champs.

Un sabotage politique déguisé ?
Plus grave encore, cette crise soulève des questions sur le positionnement stratégique de la Société Nationale des Eaux du Bénin (SONEB). Alors que le ministre d’État Romuald Wadagni s’affiche comme le garant de la continuité de la vision de développement impulsée par le président Patrice Talon, l’inertie de la SONEB ressemble à un acte d’opposition passive. Sinon, comment interpréter autrement ce mutisme et cette absence de solutions palliatives en une période aussi sensible ? En laissant Agla mourir de soif, la SONEB ne se contente pas de faillir à sa mission régalienne ; elle semble envoyer un signal de défiance politique. En agissant ainsi, elle sape directement les efforts de communication du gouvernement sur l’accès universel à l’eau potable.

L’urgence de rendre des comptes
On ne peut pas se targuer de vouloir « continuer les actions » du chef de l’État tout en laissant une partie du cœur de la ville dans une détresse digne d’un autre âge. Le contraste est saisissant, pour ne pas dire insultant. D’un côté, des discours de performance et de modernité ; de l’autre, la réalité d’un bidon jaune que l’on traîne sur des kilomètres à Agla.

Si la SONEB ne rectifie pas le tir immédiatement, elle confirmera son rôle de « boulet » pour l’exécutif, en s’affirmant comme l’artisane d’un sabotage social envers les populations d’Agla et en trahissant ouvertement les ambitions de développement portées par le sommet de l’État. Le temps des explications vaseuses est terminé ; celui de l’eau potable pour tous doit enfin advenir.

Jean De Dieu TRINNOU

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