Le Béninois Libéré
Image default
Société

Suite à la vidéo virale sur les difficultés d’approvisionnement en eau potable à Bassiahoué : La réponse efficace et durable de Talon

Une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, dénonçant des difficultés d’approvisionnement en eau potable à Bassiahoué (village de Sankpiti, commune de Djidja), a conduit l’Agence Nationale d’Approvisionnement en Eau Potable en Milieu Rural (ANAEPMR) et les autorités locales à se rendre sur place le vendredi 24 avril 2026. Objectif : constater la réalité, dialoguer avec les populations et présenter les investissements en cours.

Une alerte virale qui relance le débat local
Dans la commune de Djidja, l’accès à l’eau potable demeure une priorité publique. La vidéo récemment diffusée à propos de Bassiahoué a remis cette question au cœur de l’attention. Sur le terrain, la mission de l’ANAEPMR et les élus locaux ont rencontré les habitants pour faire un état des lieux transparent.

Bassiahoué : 243 habitants, deux pompes, une gestion à améliorer
Le Secrétaire exécutif de la mairie de Djidja, Blaise Akpotrossou, a apporté des clarifications. Bassiahoué compte 243 habitants et dispose de deux pompes à motricité humaine, dont une fonctionnelle, installée dans l’enceinte de l’école. Les difficultés signalées proviendraient, selon lui, d’une insuffisance des contributions des usagers pour assurer la maintenance régulière, qui relève pourtant de la commune.
Il a rappelé que la gestion des adductions d’eau villageoise est désormais confiée à des fermiers régionaux, tandis que les communes interviennent principalement sur les pompes à motricité humaine. M. Akpotrossou invite les populations à alerter prioritairement les autorités locales compétentes pour permettre des interventions rapides et appropriées.

Sept grands systèmes multi-villages pour transformer la desserte
La réponse publique ne se limite pas aux interventions ponctuelles. La commune de Djidja bénéficie de sept Systèmes d’Alimentation en Eau Potable Multi-villages (SAEPmV) de grande capacité :
• Un déjà réceptionné et fonctionnel dans l’arrondissement de Zounko.
• Quatre en cours de construction dans les arrondissements de Sétto et Gobaix.
• Deux en phase d’étude.
Par ailleurs, les anciennes adductions d’eau villageoise sont réhabilitées et devraient être réceptionnées fin juin 2026.

Chiffres clés : 666 points d’eau, 82,9 % de fonctionnalité
À fin décembre 2025, la commune de Djidja comptait 666 points d’eau toutes catégories confondues :
• 552 fonctionnels
• 114 en panne
Soit un taux global de fonctionnalité de 82,9 %.
Le parc est composé principalement de forages à pompes à motricité humaine (gérés par le Cadre d’Entretien et Maintenance des Ouvrages Simples – CEMOS), complétés par des systèmes avec branchements particuliers, bornes-fontaines et postes d’eau autonomes.

Chantiers emblématiques : Setto 1, 2, 3 et Gobaix
À Setto 3 : un château d’eau de 200 m³ (hauteur 18 m sous cuve) alimentera 14 bornes fontaines via 30 km de réseau (avancement 70 %). Taux global d’exécution : 68 %. Localités desservies : Kassehlo, Alakpatagon, Saloudji. Population bénéficiaire : 8 000 habitants à court terme, capacité projetée jusqu’en 2044 pour près de 15 000 personnes.
À Setto 1 : château d’eau de 80 m³ (12 m sous cuve), réseau de 36,6 km, huit bornes fontaines. Forage réalisé avec un débit de 22 m³/h. Localités : Gbadagba, camps peuls, Tinoué.
À Gobaix : château d’eau de 150 m³ (21 m sous cuve), réseau de 65,46 km, 16 bornes fontaines, trois forages. L’ouvrage dessert 8 187 habitants (2025) dans les villages de Betta, Bohokou, Gobaix, Lagbado et Lakpo.

Réhabilitation des anciennes adductions : le cas d’Agouna
À Agouna, des travaux de mise en conformité sont en cours, pilotés par l’opérateur OMILAYE. L’ingénieur travaux hydraulique Eddy Agossou indique que les interventions portent sur l’électromécanique et la canalisation : groupes électrogènes, pompes et coffrets ont déjà été remplacés ou réhabilités. Des extensions de réseau sont également réalisées pour desservir de nouveaux quartiers.

Une réforme durable : des pompes manuelles aux systèmes professionnalisés
Les acteurs techniques soulignent un changement de paradigme : les forages isolés à pompe manuelle, difficiles à entretenir et dont les pièces de rechange deviennent critiques, cèdent la place à des systèmes modernes multi-villages. Les SAEPmV permettent une meilleure couverture territoriale, une qualité de service renforcée et une gestion professionnalisée via l’affermage à des opérateurs spécialisés.

Appel à la responsabilité collective
Au terme des échanges, les autorités communales et techniques ont invité les populations à mieux s’informer sur les efforts du gouvernement et à adopter une responsabilité collective dans la gestion, l’entretien et la préservation des ouvrages.
Avec les chantiers de Setto, les réhabilitations d’Agouna, les projets à Dohouimè et Oungbégamè, et l’exploitation de Zounko, la commune de Djidja entre dans une nouvelle phase d’amélioration durable de sa desserte en eau potable : en quantité suffisante, de bonne qualité et à proximité des ménages.

AY

Articles Similaires

Célébration de la fête de Maouloud : La journée du vendredi déclarée chômée et payée

Akkilou YACOUBOU

Cocotomey : Le sanctuaire du fétiche Tolègba ravagé par un incendie

Akkilou YACOUBOU

Tontines en ligne au Bénin : L’arnaque se déplace sur les réseaux sociaux

Akkilou YACOUBOU

Laisser un commentaire

* En utilisant ce formulaire, vous acceptez le stockage et le traitement de vos données par ce site Web.

Le Béninois Libéré

GRATUIT
VOIR