Fidèle au traditionnel exercice de la conférence de presse, le secrétaire général adjoint du gouvernement et porte-parole, Wilfried Léandre Houngbédji, s’est entretenu ce mercredi 20 mai 2026 avec les professionnels des médias. L’occasion pour lui d’apporter des clarifications essentielles sur l’évolution institutionnelle du Bénin et de lever les équivoques qui subsistent parfois au sein de l’opinion publique.
Un Sénat pensé comme une « assemblée de sages »
Alors que certains observateurs redoutent de potentiels conflits d’attributions entre le Sénat, le gouvernement et le Parlement, le porte-parole s’est voulu rassurant. Loin d’être un facteur de blocage, le Sénat a été pensé comme une authentique « assemblée de sages ». Houngbédji a rappelé la composition hautement stratégique de cette institution, qui réunira :
· d’anciens présidents de la République, de l’Assemblée nationale ou de la Cour constitutionnelle,
· des personnalités reconnues pour leur expertise et leur parcours.
L’objectif ? Mettre cette immense expérience accumulée au service de l’État pour garantir de bons équilibres républicains. Surtout, le porte-parole a insisté sur un garde-fou majeur : ses membres auront l’interdiction formelle de pratiquer la « politique politicienne ». Cette disposition clé garantit une stricte neutralité, permettant au Sénat d’agir exclusivement dans l’intérêt supérieur de la nation.
Une démocratie ancrée dans les réalités béninoises
Revenant plus largement sur les réformes politiques majeures qui ont jalonné les dix dernières années, Wilfried Léandre Houngbédji a défendu une vision pragmatique et décomplexée de la démocratie. Réfutant catégoriquement l’idée selon laquelle le Bénin devrait « copier les pays occidentaux », il a martelé la nécessité d’enraciner les grands principes démocratiques dans les réalités locales. Pour le gouvernement, l’enjeu des réformes est d’adapter ces principes aux besoins réels et aux ambitions de développement du Bénin.
Jean De Dieu TRINNOU



