En France, l’ancien Premier ministre Gabriel Attal a annoncé, ce vendredi 22 mai 2026, sa candidature à l’élection présidentielle de 2027. Une déclaration qui marque officiellement son entrée dans la course à la succession du président Emmanuel Macron, qui ne peut briguer un troisième mandat consécutif.
C’est depuis la commune de Mur-de-Barrez, dans l’Aveyron, que le secrétaire général de Renaissance a officialisé sa décision devant plusieurs habitants réunis pour un échange public.
« Parce que j’aime profondément la France et que j’aime profondément les Français, j’ai décidé d’être candidat à la présidence de la République », a déclaré Gabriel Attal.
Le plus jeune Premier ministre de la Ve République
Âgé de 38 ans au moment du scrutin prévu au printemps 2027, Gabriel Attal devient ainsi le deuxième candidat déclaré du bloc central, après Édouard Philippe, qui avait annoncé sa candidature dès septembre 2024.
Ancien locataire de Matignon entre janvier et septembre 2024, Gabriel Attal a marqué l’histoire politique française en devenant, à 34 ans, le plus jeune Premier ministre de la Ve République. Il dirige aujourd’hui le groupe Renaissance à l’Assemblée nationale tout en assurant le secrétariat général du parti présidentiel.
« L’élévation » comme fil conducteur
Dans son discours, l’ancien chef du gouvernement a insisté sur l’idée de « l’élévation » comme fil conducteur de son projet politique, promettant une France où « chaque génération vivra mieux que la précédente ». Aucun programme détaillé n’a toutefois été présenté à ce stade.
Un contexte délicat pour le camp macroniste
Cette déclaration intervient dans un contexte délicat pour le camp macroniste, fragilisé par la baisse de popularité d’Emmanuel Macron et les tensions apparues après la dissolution de l’Assemblée nationale en 2024.
La présidentielle française de 2027 s’annonce déjà très ouverte. Outre Gabriel Attal et Édouard Philippe, plusieurs figures politiques sont évoquées comme potentielles candidates, notamment Marine Le Pen, Jordan Bardella, Jean-Luc Mélenchon, François Hollande ou encore Bruno Retailleau.
François d’Assise BATCHOLA



