Ceux qui s’attendaient à du tâtonnement au sommet de l’État en auront été pour leurs frais. Le tout nouveau président de la République, Romuald Wadagni, vient de poser un acte d’une lucidité chirurgicale en confiant à Nicolas Yenoussi – dont le seul nom fait trembler les fraudeurs et rassure les partenaires financiers – le portefeuille de ministre délégué chargé des Finances et de la Microfinance.
Pour les observateurs avertis de la finance publique béninoise, ce choix n’est pas une surprise. C’est une évidence. C’est la suite logique d’une partition sans faute jouée depuis des années à la Direction générale des impôts (DGI). En propulsant Yenoussi à ce poste stratégique du nouveau gouvernement, le chef de l’État démontre que l’heure n’est pas aux compromissions politiques, mais à la consolidation de l’économie nationale.
Si le Bénin d’aujourd’hui peut s’enorgueillir d’une souveraineté budgétaire respectée et de notations financières enviables, c’est en grande partie grâce au génie de l’ombre qu’a été Nicolas Yenoussi à la tête de la DGI. Élevé au grade de commandeur de l’Ordre national du Bénin en mars dernier, l’homme n’est pas un théoricien des salons feutrés. C’est un homme de terrain, un bâtisseur de réformes.
Sous sa férule, la DGI a opéré une mue historique. Fini le temps des tracasseries, des suspicions de corruption et des dossiers physiques qui s’égarent comme par enchantement. Yenoussi a imposé la dématérialisation à marches forcées, à travers le paiement en ligne et la sécurisation absolue des systèmes d’information. Résultat ? Les recettes fiscales ont bondi de façon spectaculaire, donnant à l’État les moyens de sa politique de développement sans étouffer pour autant le contribuable honnête. C’est cela, la méthode Yenoussi.
Le choix de Nicolas Yenoussi est la meilleure garantie pour la santé de l’économie béninoise. Pourquoi ? Parce qu’il connaît la maison Finances sur le bout des doigts et qu’il incarne la continuité de la vision rigoureuse portée par le président Wadagni lui-même lorsqu’il voguait sur les eaux du ministère de l’Économie.
En lui confiant non seulement les Finances, mais aussi la Microfinance, le gouvernement fait un choix doublement stratégique. Yenoussi saura maintenir le cap de la mobilisation des ressources internes pour financer les grands projets publics, tout en insufflant sa rigueur et son sens de l’innovation dans le secteur de la microfinance, crucial pour l’autonomisation des populations à la base.
Que les sceptiques se ravisent. Avec Nicolas Yenoussi aux commandes des Finances et de la Microfinance sous la houlette du président Wadagni, le Bénin s’assure une gestion saine, transparente et redoutablement efficace. C’est le choix de la compétence pure. Et pour l’avenir économique de notre pays, on ne pouvait rêver meilleure option.
Jean De Dieu TRINNOU



