Le ministère de la Défense nationale a officiellement changé de visage ce mardi 26 mai 2026 à Cotonou. Nommé par le président Romuald Wadagni lors de la formation de son premier gouvernement le 24 mai dernier, Gildas Agonkan a pris fonction à l’issue d’une cérémonie de passation de charges organisée au siège du ministère.
Le désormais ministre délégué auprès du président de la République chargé de la Défense nationale succède à Fortunet Alain Nouatin, figure importante du précédent régime et l’un des ministres ayant traversé tous les remaniements opérés sous la gouvernance de Patrice Talon depuis 2017.
La cérémonie, sobre mais empreinte de solennité, s’est déroulée en présence du haut commandement militaire conduit par le chef d’état-major général des Forces armées béninoises, le général Fructueux Gbaguidi. Avant la transmission officielle des dossiers, les deux personnalités ont échangé au cours d’une séance de travail élargie aux responsables militaires afin de faire le point des grands dossiers liés à la sécurité et à la défense nationale.
Après la signature des documents administratifs consacrant le transfert de responsabilités, Gildas Agonkan a procédé à sa première revue des troupes, un geste symbolique marquant sa prise officielle de commandement à la tête du département ministériel.
Le départ de Fortunet Alain Nouatin met ainsi fin à près de neuf années passées au sein de l’équipe gouvernementale. Arrivé au gouvernement en 2017 après la démission de Candide Azannaï, il avait réussi à conserver sa place malgré les différents réaménagements ministériels intervenus sous l’ancien pouvoir.
Avec l’arrivée de Gildas Agonkan, le ministère de la Défense entame une nouvelle étape. Ancien député puis ambassadeur du Bénin au Niger avant son entrée au gouvernement, le nouveau ministre hérite d’un portefeuille stratégique dans un contexte régional particulièrement sensible. Il devra notamment piloter la politique sécuritaire du régime Wadagni face aux défis liés aux menaces terroristes et à la protection du territoire national.
Sa nomination est perçue par plusieurs observateurs comme un choix stratégique du chef de l’État, dans un environnement où les questions de défense et de sécurité occupent une place centrale dans les priorités gouvernementales
Arnaud KOUMONDJI



