La place Idi d’Akpakpa a vibré, ce mercredi 27 mai 2026, au rythme de la prière de l’Aïd el-Kébir. Au-delà du rituel ancestral, cette célébration a pris une dimension politique et symbolique particulière, marquée par des appels à la solidarité nationale et des prières appuyées pour le nouveau chef de l’État, Romuald Wadagni. Pour cette édition 2026, la place Idi d’Akpakpa a accueilli un parterre de personnalités, dont le président du Bloc Républicain, Abdoulaye Bio Tchané.
L’imam de la mosquée centrale de Cotonou, Ousmane Ibouraïma, a dirigé la prière avec une solennité remarquée. Dans son sermon, il a rappelé que l’immolation de la bête ne doit pas être perçue comme un simple acte technique, mais comme un geste de compassion et de reconnaissance divine. « L’islam nous a demandé d’avoir pitié de ces bêtes. C’est une joie pour elles d’être destinées au sacrifice pour ce Dieu qui nous a créés », a souligné l’officiant, tout en insistant sur le respect des prescriptions rituelles.
L’imam Ibouraïma a imploré la lumière et la guidance divine pour le successeur de Patrice Talon. Un sentiment partagé par le docteur Miftaou Fatoké, présent aux côtés des leaders du Bloc Républicain, qui a appelé à une transition harmonieuse. « Que Dieu donne la force au président Talon d’aider le nouveau président pour qu’il ne soit pas seul dans ce combat », a-t-il lancé, formant le vœu que le sang des sacrifices de ce jour apporte une paix durable aux familles béninoises.
De son côté, Falilou Adissa Akadiri a vu dans la proximité calendaire entre la Tabaski et l’investiture du nouveau président un appel au sacrifice pour le citoyen moderne. « Cet exemple nous indique le chemin de la foi, mais aussi le sacrifice que nous devons à notre pays et à nos communautés », a déclaré le président du Bloc Républicain. Il a exhorté les fidèles à ne pas limiter la Tabaski à une simple consommation carnée, mais à en faire un levier de justice sociale. « Le partage, ce n’est pas seulement de la viande, c’est aussi faire ce qui est nécessaire pour que ceux qui sont dans le besoin puissent se sentir un peu plus heureux », a-t-il martelé.
Alors que les festivités se poursuivent dans les foyers, cette célébration à la place Idi d’Akpakpa restera comme le symbole d’un Bénin en quête d’unité renforcée, où la foi religieuse vient soutenir les ambitions d’une nation en pleine mutation institutionnelle.
Jean De Dieu TRINNOU



