La gestion de la Coopérative d’Aménagement Rural d’Agnito (CAR-AGNITO), dans le département du Mono, se retrouve au cœur d’une affaire judiciaire portée devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Plusieurs responsables de la coopérative sont visés par une procédure portant notamment sur des faits présumés de détournement de fonds, d’abus de confiance, de faux et usage de faux ainsi que de vol de récoltes.
Selon des informations recueillies par le Département Enquête et Investigation (DEI) du journal Le Potentiel, l’affaire trouve son origine dans une plainte déposée par un ancien coordonnateur de la coopérative. Ce dernier, qui conteste son éviction, aurait dénoncé des pratiques de gestion qu’il juge irrégulières au sein de la structure.
Au fil des investigations, la justice se serait intéressée non seulement aux circonstances de cette éviction, mais également au rôle présumé joué par certains membres du Conseil d’administration et du Conseil de supervision dans la gestion des ressources de la coopérative.
Des irrégularités financières présumées
Les éléments consultés par le DEI feraient état de nombreuses anomalies dans la gestion financière et comptable de la CAR-AGNITO au cours de l’exercice 2024. Parmi les faits évoqués figurent des mouvements financiers jugés suspects, l’existence présumée de comptes parallèles ainsi que des écarts significatifs dans les documents comptables de la coopérative.
Des soupçons portent également sur la disparition de recettes issues de l’exploitation des palmeraies appartenant à la structure. Les préjudices financiers évoqués dans le dossier représenteraient plusieurs dizaines de millions de francs CFA.
Plusieurs responsables mis en cause
Selon les mêmes sources, plusieurs membres des organes de gestion et de contrôle de la coopérative auraient été mis en cause dans le cadre de cette procédure. Les investigations se poursuivent afin de déterminer les responsabilités de chacun dans les faits dénoncés.
Le dossier est actuellement pendant devant la CRIET. Toujours d’après les informations recueillies, la dernière comparution des personnes poursuivies remonte au mois d’avril 2026.
La juridiction spécialisée devra désormais examiner l’ensemble des éléments du dossier avant de se prononcer sur les différentes accusations portées contre les personnes mises en cause, précise Le Potentiel.
François D’Assise BATCHOLA



