La Coupe du monde 2026 ne se joue pas seulement sur le terrain. Pour l’Iran, elle se joue aussi dans les coulisses – et les conditions imposées à la sélection suscitent la colère. Amir Ghalenoei, le sélectionneur iranien, a dénoncé ce qu’il considère comme un traitement injuste infligé à son équipe.
« Nous sommes l’équipe la plus maltraitée de tout le Mondial », a lancé le technicien iranien en conférence de presse. Son principal grief : des contraintes logistiques qui empêchent ses joueurs de récupérer correctement après les matchs.

« On ne nous a même pas donné le temps de nous remettre après le match d’aujourd’hui. Ils ont dit que nous devions partir immédiatement. Pour nous, il est très important d’avoir du temps pour récupérer, et pourtant, on nous a demandé de retourner à Tijuana. »
Selon Ghalenoei, la fédération iranienne est absente, les médias ne sont pas là, et une grande partie de l’encadrement est invisible. « Je trouve ça très étrange. On dirait que d’autres planifient pour nous, les décisions sont prises ailleurs. »
Le sélectionneur a également dénoncé des conditions de préparation inadéquates : « Nous devions arriver deux nuits avant le match et on ne nous l’a pas permis. Nous devions rester ce soir et rentrer demain à l’heure du déjeuner, et on ne nous l’a pas permis. Mais je n’ai aucune idée de pourquoi, et on ne nous l’a pas dit. »
« La fédération est absente ici. Nos médias ne sont pas là. Notre équipe dirigeante, beaucoup d’entre eux ne sont pas là », a-t-il regretté, laissant entendre que l’Iran affronte non seulement ses adversaires sur le terrain, mais aussi une organisation défaillante en coulisses.
Une situation qui risque de compromettre les chances de la sélection iranienne, déjà confrontée à des défis sportifs majeurs dans ce Mondial américain.



