Interpellé en flagrant délit alors qu’il tentait de faire chanter son ex-compagne, un homme voit son dossier s’alourdir. L’exploitation de son téléphone portable au cours de l’enquête a permis de découvrir des éléments liés à des activités de cyberescroquerie. Le ministère public a requis sept ans d’emprisonnement à son encontre.
L’affaire a débuté par l’interpellation du prévenu lors d’un rendez-vous qu’il avait fixé avec son ancienne compagne. Alertée par la victime, la police s’était discrètement déployée sur les lieux avant de procéder à son arrestation en flagrant délit pour des faits présumés de chantage.
Au cours de la garde à vue, les investigations ont pris une nouvelle tournure. L’exploitation du téléphone portable saisi dans le cadre de l’enquête a révélé des éléments laissant présumer l’implication du mis en cause dans des activités de cyberescroquerie.
Les enquêteurs ont ainsi découvert que l’intéressé ne se serait pas limité aux actes de chantage reprochés par son ex-compagne, mais qu’il aurait également participé à des opérations d’arnaque en ligne.
Poursuivi pour extorsion de fonds sous menace de diffusion d’images intimes ainsi que pour cyberescroquerie, le prévenu encourt de lourdes sanctions pénales.
Lors de l’audience, le représentant du ministère public a requis une peine de sept ans d’emprisonnement. Après les débats, la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a mis le dossier en délibéré.
Le verdict est attendu dans les prochaines semaines.
Yédiya ALLOTCHEMEY



