Tout était prêt pour une signature ce vendredi 19 juin au Burgenstock, en Suisse. C’est finalement dès mercredi soir, lors d’un dîner au château de Versailles, que Donald Trump a paraphé le protocole d’accord mettant fin aux hostilités entre les États-Unis et l’Iran. La scène, digne d’un thriller diplomatique, s’est jouée en coulisses.
Un message reçu en pleine réception
Tout s’est passé mercredi soir, aux alentours de 23h, avant le dîner prévu à Versailles en présence du président américain, dans la foulée du G7. Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a reçu un message alors qu’il se trouvait aux côtés du ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. Le texte lui indique que l’accord avec l’Iran est prêt à être signé.
Donald Trump, informé par son secrétaire d’État, annonce alors à Emmanuel Macron son souhait de signer l’accord immédiatement.
Vingt minutes pour imprimer, relire et parapher
À peine vingt minutes plus tard, le protocole est imprimé par les services américains, relu par Marco Rubio et présenté à Donald Trump pour qu’il y appose son paraphe. « On a retiré les assiettes », a raconté le ministre français de l’Économie, Roland Lescure, présent à Versailles. « J’ai un bon accord avec l’Iran, et d’ailleurs je vais le signer », aurait déclaré Trump.
Une preuve de confiance envers la France
Les Américains prévoyaient bien de signer le protocole vendredi en Suisse, a confirmé une source diplomatique française. « Ils ont été prévenus à l’arrivée à Versailles que le texte était finalisé. Ils ont souhaité le signer immédiatement », a ajouté cette source, y voyant « une preuve de confiance et de respect » envers Emmanuel Macron, qui « a créé les conditions nécessaires à sa signature ».
Pendant ce temps, à Téhéran, le président Massoud Pezeshkian annonçait que l’Iran faisait de même. La guerre est officiellement terminée.



