Un tribunal sud-africain a infligé, jeudi 18 juin, une amende de deux millions de rands (près de 123 000 dollars) à un organisateur de safaris présenté comme le cerveau d’un vaste trafic international de cornes de rhinocéros. Cette décision met un terme à un procès ouvert en 2010, marqué par de nombreux retards et recours judiciaires.
L’Afrique du Sud, qui abrite la majorité des rhinocéros encore vivants dans le monde, est l’un des principaux foyers de braconnage de cette espèce. En Asie, les cornes de rhinocéros se vendent à prix d’or auprès d’acheteurs qui leur attribuent, à tort, des vertus thérapeutiques. La justice n’a ainsi pas ménagé, dans son verdict, l’organisateur de safari qui avait organisé tout un trafic international.
Racket, blanchiment d’argent, chasse illégale ou encore écornage de rhinocéros : plus de 1 700 chefs d’accusation étaient retenus contre le principal suspect et ses coaccusés dans une affaire « considérée comme la plus grande enquête au monde sur le trafic de cornes de rhinocéros ».
Selon un signalement publié en 2014 par le ministère américain de la Justice, cet organisateur de safaris était le principal cerveau du trafic. Il vendait à des chasseurs peu scrupuleux des voyages illégaux destinés à abattre des rhinocéros sauvages.
Le procès, commencé en 2010, s’est finalement achevé jeudi 18 juin 2026 avec un accord conclu entre l’accusé et le procureur sud-africain, aboutissant à une amende plutôt qu’à une condamnation : deux millions de rands, soit près de 123 000 dollars.
Selon la Fondation International Rhino, le nombre de rhinocéros blancs en Afrique est passé sous le seuil des 16 000 individus en 2025. Les rhinocéros noirs, classés en danger critique d’extinction, sont pour leur part en voie de rétablissement et compteraient désormais environ 6 800 spécimens sur le continent africain.



