Les députés béninois ont adopté, vendredi 19 juin 2026, la loi de finances rectificative pour la gestion 2026. Voté à l’unanimité des députés présents et représentés, le texte vise à réajuster le budget de l’État afin de l’adapter à la nouvelle organisation gouvernementale et aux priorités définies par l’Exécutif.
Au-delà de son caractère technique, cette loi budgétaire est perçue par plusieurs observateurs comme un instrument de mise en œuvre des engagements sociaux du gouvernement. C’est notamment la lecture faite par le député Charles Gagnon, qui pour avoir participé à ce vote, voit dans cet acte la concrétisation des promesses formulées par le président de la République durant la campagne électorale.
« Ce texte que nous venons de voter aujourd’hui n’est pas un simple ajustement technique. C’est une parole tenue », a-t-il déclaré, saluant une réforme qui, selon lui, traduit fidèlement la volonté du chef de l’État de placer le bien-être des populations au cœur de l’action publique.
Pour l’honorable Charles Gagnon, le président Wadagni avait clairement annoncé les couleurs dans son projet de société : faire du social une priorité absolue. La loi de finances rectificative 2026 apparaît ainsi comme la première grande matérialisation de cette vision, à travers des mesures concrètes destinées à améliorer les conditions de vie des Béninois.
Parmi les dispositions phares du texte figurent la gratuité de la scolarité des filles dans l’enseignement secondaire, l’approvisionnement en eau des écoles et des centres de santé, le renforcement du dispositif d’assurance maladie, la prise en charge des premiers soins d’urgence dans les hôpitaux, l’accompagnement des enfants en situation de rue ainsi que la subvention des intrants agricoles au profit des producteurs.
Autant d’actions qui répondent, selon lui, aux attentes profondes des populations. « Ce sont les préoccupations réelles de nos concitoyens. Ce sont leurs aspirations qui trouvent aujourd’hui une traduction dans les actes », a-t-il souligné.
Tout en saluant ce qu’il qualifie de « premier pas magistral » du nouveau pouvoir, le député Charles Gagnon a exprimé l’espoir que le budget primitif de 2027 permette d’aller encore plus loin dans la transformation sociale du pays.
Il plaide notamment pour une territorialisation plus affirmée des investissements publics afin que les fruits du développement atteignent toutes les communes et tous les villages du Bénin. Connaissant l’importance de l’éducation et pour avoir depuis plusieurs décennies investit dans la formation de qualité en soutenant chaque année, parents, apprenants et enseignant, Il appelle également à un renforcement des efforts en faveur des enseignants, estimant que l’éducation demeure l’un des leviers essentiels de la prospérité nationale.
Pour lui, le message envoyé par le Parlement est clair : la priorité est désormais donnée aux préoccupations sociales des populations. « Cette loi rectificative que nous venons de voter représente avant tout un vote du social pour les Béninois », a-t-il conclu.
À travers ce vote unanime, l’Assemblée nationale apporte ainsi son soutien à une politique budgétaire qui entend faire du développement humain et de l’inclusion sociale les principaux marqueurs de l’action gouvernementale pour l’année 2026. Pour le député Charles Gagnon, c’est un bon départ pour le développement de son pays.
Arnaud KOUMONDJI



