La Belgique version grand cru s’est enfin révélée. Après des débuts poussifs dans cette Coupe du Monde, les Diables Rouges ont livré une prestation étincelante pour éliminer les États-Unis (4-1) en huitièmes de finale et s’offrir un choc des géants en quarts face à l’Espagne. Une qualification qui sonne comme une délivrance pour une équipe longtemps attendue au tournant.
Dès l’entame, les Belges ont imposé leur rythme, bien loin de leurs prestations laborieuses des phases de groupes. Métamorphosés, les hommes de Domenico Tedesco ont déroulé un football séduisant et efficace, porté par un Charles De Ketelaere des grands soirs. L’attaquant de 24 ans a signé son premier doublé en sélection, accompagné d’une passe décisive, un récital qui lui a valu le titre d’homme du match. « Un doublé important, et quel doublé ! » a-t-on pu commenter dans les travées du stade, où les supporters belges ont enfin pu exulter.
Les États-Unis, pourtant portés par leur public, n’ont rien pu faire face à la furie belge. Le score final de 4-1 ne souffre d’aucune contestation, et l’élimination des co-hôtes s’ajoute à une statistique cinglante : les trois pays organisateurs, le Canada, le Mexique et les États-Unis, ont tous été éliminés dès les huitièmes de finale. Une première dans l’histoire de la compétition. « Cette fois, Donald Trump n’aura rien pu faire, » a ironisé la presse spécialisée, en référence à l’ancien président américain souvent prompt à commenter les performances sportives du pays.
Les Belges, désormais en confiance, se tournent déjà vers la suite. Leur prochain obstacle sera l’Espagne, favorite annoncée du tournoi, pour une place dans le dernier carré. Un adversaire de prestige qui rappellera aux Diables Rouges leur génération dorée, mais qui ne semble plus effrayer une équipe belge enfin libérée de ses démons. Les quarts de finale s’annoncent explosifs.
WM



