Une sortie médiatique qui vire au scandale diplomatique. Le gouvernement du Paraguay a pris position, ce [jour], pour condamner fermement les propos de la sénatrice Celeste Amarilla à l’encontre de Kylian Mbappé, capitaine de l’équipe de France. Dans un communiqué officiel du ministère des Affaires étrangères, l’exécutif paraguayen a tenu à prendre ses distances avec les déclarations de l’élue, jugées incompatibles avec les valeurs du pays.
Sans reprendre le contenu exact des propos incriminés, le gouvernement a qualifié ceux-ci de « contraires aux valeurs et aux principes qui inspirent la coexistence pacifique et le respect de la dignité humaine » que le Paraguay promeut sur la scène internationale. Une désapprobation sans appel, doublée d’un rejet catégorique de toute association entre ces paroles et la position officielle du pays.
Dans un contexte politique marqué par la séparation des pouvoirs, le gouvernement a pris soin de rappeler le cadre institutionnel : les déclarations de la sénatrice relèvent de « son entière responsabilité individuelle en tant que membre du Pouvoir législatif » et « ne représentent en aucune manière la position du gouvernement ni celle du peuple paraguayen ». Une mise au point qui vise à isoler l’incident diplomatique et à préserver l’image du pays.
Au-delà du désaveu, le communiqué réaffirme l’engagement ferme du Paraguay en faveur des droits humains, de l’égalité et du respect entre les personnes, tout en réitérant sa lutte contre le racisme, la xénophobie, l’intolérance et toute forme de haine ou de discrimination. Une position que le gouvernement a tenu à assortir d’un message de solidarité adressé à « ceux qui auraient pu se sentir affectés » par ces déclarations.
Enfin, la diplomatie paraguayenne a tenu à adresser un geste d’apaisement en direction de Paris, exprimant son « respect envers le peuple français » et rappelant la « relation historique d’amitié, de coopération et de compréhension mutuelle » qui unit les deux nations. Une manière de tourner la page et de préserver les liens bilatéraux, alors que l’affaire aurait pu laisser des traces durables.



