C’est un dossier aux multiples facettes que les éléments du commissariat d’Honvié commune d’Adjarra hier. Présenté au procureur de la République près le Tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo le jeudi 16 juillet 2026, le suspect, dont l’identité n’a pas été divulguée, a été immédiatement placé sous les verrous. À l’issue de sa comparution, la justice a décerné trois mandats de dépôt à son encontre, scellant ainsi son sort en attendant son jugement.
En effet, selon les informations de Le Potentiel, l’homme est accusé d’avoir mis en place un système d’arnaques aussi audacieux que varié. Selon les éléments recueillis par les enquêteurs, il exploitait deux filons principaux pour soutirer des fonds à ses victimes, toutes attirées par des gains rapides et mirobolants.
Dans un premier temps, le prévenu se présentait comme un intermédiaire privilégié capable de fournir des billets de banque flambant neufs, issus directement des banques, pour l’organisation de cérémonies traditionnelles populaires, communément appelées « Agor ». Séduites par la rareté et la qualité des coupures promises, plusieurs personnes lui ont versé des avances conséquentes. Le préjudice lié à ce seul volet de l’escroquerie est estimé à une dizaine de millions de francs CFA.
Mais le stratagème ne s’arrêtait pas là. Le mis en cause exploitait également le rêve d’expatriation. Il promettait à d’autres victimes de « mouvementer » leurs comptes bancaires et de faciliter leurs démarches administratives dans le cadre de supposés projets de voyage au Canada. Ce deuxième pan de la supercherie lui aurait permis de récolter près de douze millions de francs CFA supplémentaires, portant le montant total des sommes détournées à plus de 22 millions de francs CFA.
Au-delà des faits d’escroquerie, le parquet a également retenu contre lui des charges de faux en écriture privée, suspectant l’usage de documents falsifiés pour asseoir la crédibilité de ses fausses promesses. Les investigations, ouvertes après le dépôt de multiples plaintes de personnes s’estimant lésées, ont permis de confondre l’individu et de démanteler son réseau de mensonges.
Maintenant seul face à la justice, il doit répondre de ses actes.
La Rédaction



