Une descente du commissariat du 13ème arrondissement de Cotonou a permis, le jeudi 23 juillet 2026, de mettre la main sur un véritable dépôt clandestin de produits médicaux au domicile d’une ancienne aide-soignante de 53 ans.
Soupçonnée de détenir et de commercialiser des médicaments sans aucune autorisation, la quinquagénaire a été interpellée et placée en garde à vue.
Son interpellation a été possible grâce aux renseignements précis, collectés dans le cadre d’une enquête de voisinage, où les policiers ont décidé d’effectuer une perquisition inopinée chez cette femme, anciennement employée dans une clinique de la place. Sur place, les agents ont découvert un stock impressionnant : tensiomètres, solutés de perfusion, ampoules injectables (dont de la vitamine B12), sirops pour la toux, antalgiques puissants, et une variété de comprimés de différentes catégories.
Placée face à ces saisies, la suspecte a rapidement reconnu les faits. Elle a expliqué s’approvisionner régulièrement auprès d’un fournisseur basé à Adjéhounlè, avant de revendre la marchandise, en toute discrétion, à des professionnels de santé peu scrupuleux et à des riverains de son quartier.
L’intégralité des produits et du matériel saisis a été placée sous scellés, tandis que l’ancienne soignante est désormais entendue dans le cadre d’investigations plus larges, visant notamment à identifier son réseau d’approvisionnement et ses principaux clients.
Au-delà de l’arrestation, c’est un signal d’alarme qui est lancé. À l’heure où les besoins en soins sont criants, ces circuits parallèles prospèrent sur la vulnérabilité des patients. La Police républicaine renforce sa traque, mais le vrai remède réside aussi dans la vigilance de chacun : n’acheter ses médicaments qu’en pharmacie, c’est le premier geste pour protéger sa santé.
Alassane IMOROU SANDA



