L’épidémie d’Ebola continue de progresser en République démocratique du Congo (RDC). Les autorités sanitaires ont annoncé 3 075 cas confirmés, parmi lesquels 1 354 personnes ont perdu la vie. Cette évolution inquiète les responsables de la santé, alors que les opérations de lutte contre le virus rencontrent plusieurs obstacles.
La province de l’Ituri, dans l’est du pays, reste la zone la plus touchée. Elle rassemble à elle seule près de 90 % des cas recensés et constitue aujourd’hui le principal centre de propagation de la maladie.
La prise en charge des patients a récemment connu des perturbations après une grève du personnel du Centre de traitement Ebola Elikya à Bunia. Les agents de santé ont cessé leurs activités pour réclamer le versement de leurs primes. Ce mouvement, le deuxième en l’espace d’un mois, a temporairement ralenti les soins apportés aux personnes infectées.
Cette épidémie, déclarée le 15 mai, est causée par la souche Bundibugyo du virus Ebola, une variante moins fréquente de la maladie. Les équipes sanitaires poursuivent les efforts de surveillance, de traitement et de sensibilisation, mais les difficultés sur le terrain compliquent la réponse.
Alors que le nombre de cas augmente, les autorités congolaises appellent à une mobilisation renforcée pour contenir la propagation du virus et éviter une aggravation de la crise sanitaire.
Fallone CHABI-BONI



