L’activité BTP reste très dynamique au Bénin. En mai 2026, l’indicateur du secteur s’établit à 26,3 points au-dessus de sa moyenne de long terme de 100, d’après la Note de conjoncture de la BCEAO de juillet 2026.
Le Bénin affiche le niveau le plus élevé de l’Uemoa, devant le Sénégal (+23,1), le Burkina Faso (+15,0), la Côte d’Ivoire (+9,0) et la Guinée-Bissau (+7,8). À l’inverse, l’indicateur est négatif au Mali (-41,7), au Niger (-21,6) et au Togo (-6,2).
Les comptes nationaux de l’Instad, cités par l’Ocis, confirment cette tendance. Au premier trimestre 2026, la branche construction progresse de 10,6 % en glissement annuel. Elle dépasse le secteur secondaire (+8,8 %) et le PIB réel (+7,8 %). C’est donc un moteur clé de la conjoncture au début de l’année 2026. Dans le même temps, la BCEAO estime la croissance du PIB réel de l’Uemoa à 6,1 % au T1 2026 et à 6,0 % attendus au T2, portée par le commerce, les services et l’agriculture.
Le rapprochement entre l’indicateur de la BCEAO et les données de l’Instad donne un signal concordant. Les BTP profitent d’une conjoncture favorable, même si les deux mesures n’ont pas la même méthodologie. La hausse de 10,6 % de la construction pourrait provenir des investissements publics, des grands travaux, de l’immobilier et des infrastructures. Au-delà de la construction, ce dynamisme tire également les matériaux, le ciment, le transport et les services.
La durabilité de cette performance dépendra du rythme des investissements et des chantiers en cours, ainsi que de la capacité du privé à maintenir la demande. Pour l’instant, les indicateurs placent les BTP parmi les secteurs qui soutiennent la croissance béninoise.
Jean De Dieu Trinnou



