L’administration douanière béninoise remet en vigueur les règles encadrant l’importation du riz par les frontières terrestres. Dans une note circulaire signée le 31 juillet 2026, le directeur général des Douanes, Raouf Malèhossou Aboudou, rappelle les opérateurs économiques à l’ordre et prévient que les contrevenants s’exposent à des sanctions.
Les Douanes béninoises durcissent le ton face aux importations de riz effectuées par voie terrestre. À travers la note circulaire n°103/DGD/DBP/DLC/SA du 31 juillet 2026, le directeur général des Douanes rappelle aux acteurs du secteur que l’importation de cette denrée par les unités douanières terrestres demeure interdite.
Cette mise au point intervient après le constat de la poursuite de certaines opérations en violation de la réglementation en vigueur.
Les opérateurs rappelés à leurs obligations
La mesure concerne notamment les importateurs, commissionnaires en douane agréés, transporteurs et autres usagers du réseau commercial frontalier.
Selon l’administration douanière, certains opérateurs continuent d’acheminer du riz à travers les frontières terrestres malgré l’interdiction qui encadre ces flux depuis plusieurs années.
La Direction générale des Douanes rappelle ainsi que l’importation du riz au Bénin reste soumise à des dispositions particulières destinées notamment à préserver les intérêts du Trésor public.
Une autorisation du ministre des Finances exigée
La réglementation prévoit également que l’accomplissement des formalités douanières est conditionné à la présentation d’une autorisation délivrée par le ministre chargé des Finances.
Cette exigence vise à encadrer les opérations d’importation et à assurer leur conformité avec les dispositions commerciales et douanières en vigueur.
Des sanctions pour les contrevenants
Les opérateurs qui ne respecteraient pas ces dispositions sont clairement prévenus. La Douane indique que tout manquement constaté sur le réseau terrestre pourra donner lieu à des procédures disciplinaires et contentieuses judiciaires.
À travers cette nouvelle mise en garde, l’administration douanière entend donc renforcer les contrôles aux frontières et faire respecter les règles applicables à l’importation du riz.
Les acteurs économiques concernés sont ainsi invités à se conformer strictement à la réglementation sous peine de s’exposer aux sanctions prévues par les textes en vigueur.
François D’Assise BATCHOLA




