Ankara opère un virage stratégique remarqué au détriment de son voisin iranien.
Ce samedi 19 septembre 2026, les autorités turques ont retiré la licence d’exploitation de la banque iranienne Mellat, mettant fin à 44 ans de présence de sa succursale stambouliote. Déjà ciblée par des sanctions occidentales depuis 2007, cette entité semi-privée devient la dernière victime en date d’un net durcissement de la politique d’Ankara face aux intérêts financiers et commerciaux de Téhéran.
Cette décision s’inscrit dans une séquence d’arbitrages inédits imposés par l’exécutif turc sous l’accentuation des pressions de Washington :
- Mise au pas du secteur bancaire : Deux semaines après les sanctions américaines visant la banque turque Golden Global Bank pour ses liens présumés avec les Gardiens de la révolution iraniens, Ankara a réagi le 17 septembre en plaçant l’établissement sous tutelle de l’État.
- Fermeture de l’espace aérien : En parallèle, la Turquie a acté la suspension dès le 21 septembre des liaisons aériennes assurées par la compagnie iranienne Mahan Air.
- Calibrage diplomatique : Cette accumulation de sanctions contre Téhéran intervient à la veille du déplacement de Recep Tayyip Erdoğan aux États-Unis pour l’Assemblée générale des Nations unies, où un entretien stratégique est prévu avec Donald Trump.
Pour plusieurs observateurs et médias locaux, ce coup de barre monétaire et logistique s’apparente à un gage de bonne volonté offert par le pouvoir turc à son homologue américain afin de détendre les relations entre Washington et Ankara avant les discussions à New York.



