La justice belge enquête sur des soupçons d’enrichissement illicite visant des proches du président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi. Le mercredi 14 octobre 2026, des perquisitions ont été menées à Bruxelles et dans plusieurs communes du Brabant flamand et du Brabant wallon. L’affaire porte notamment sur des soupçons de blanchiment d’argent et d’exploitation minière illégale.
Une plainte déposée en 2025
L’enquête fait suite à une plainte de 80 pages déposée le 8 juillet 2025 par l’avocat Bernard Maingain. Les plaignants accusent des membres de l’entourage présidentiel d’avoir obtenu illégalement des mines dans la province du Katanga, en RDC.
Dans un communiqué, le parquet fédéral belge a confirmé les perquisitions. Il n’a toutefois révélé aucun nom.
Le dossier concerne des soupçons de blanchiment d’argent. La plainte évoque aussi de possibles faits de corruption, de détournement et d’autres infractions financières.
La famille présidentielle citée dans le dossier
Selon les informations rapportées par Radio France internationale (RFI), des membres de la famille de Félix Tshisekedi seraient concernés par cette enquête.
L’avocat Bernard Maingain a salué le lancement des investigations. Il estime que cette étape permettra de faire la lumière sur l’affaire. Il refuse cependant de révéler l’identité des personnes visées afin de ne pas gêner les enquêteurs.
En avril 2025, la plateforme DESC/RDC avait déjà publié un rapport sur la gestion des ressources minières du Katanga. Cette organisation, qui regroupe des associations de défense des droits économiques, sociaux et culturels, dénonçait un possible pillage des richesses minières. Le rapport mettait en cause plusieurs proches du président congolais, dont son frère, sa mère et son épouse.
D’après ce document, neuf personnes citées posséderaient la nationalité belge. Cet élément aurait facilité le dépôt de la plainte en Belgique. Elles sont soupçonnées d’être impliquées dans l’exploitation illégale de mines au Katanga. L’enquête se poursuit pour vérifier ces accusations.
Fallone CHABI-BONI










