La coopération militaire entre le Bénin et la France sera marquée par une nouvelle activité maritime. Le porte-hélicoptères amphibie Le Mistral, bâtiment de la Marine nationale française, est attendu à Cotonou pour une escale de six jours. L’information a été annoncée par l’État-major général des Forces armées béninoises dans un communiqué publié le vendredi 16 octobre 2026.
Prévue du 22 au 27 octobre, cette escale s’inscrit dans le cadre de l’opération de coopération maritime régionale CORYMBE, présentée comme « un dispositif permanent pour la sécurité maritime dans le golfe de Guinée ».
Des exercices conjoints en mer et à terre
Durant son séjour, Le Mistral participera à des activités avec les Forces armées béninoises, notamment la Marine nationale. Selon le communiqué, « une série de manœuvres et d’exercices conjoints seront déployés aussi bien en mer qu’à terre ».
Ces activités visent à renforcer l’interopérabilité entre les deux marines, c’est-à-dire leur capacité à coordonner leurs actions. Elles porteront notamment sur la sécurité maritime, la lutte contre la piraterie et les trafics illicites dans le golfe de Guinée.
L’État-major général entend également profiter de ces exercices pour consolider les capacités opérationnelles des deux armées et favoriser les échanges de savoir-faire dans le cadre de la coopération régionale.
Les capacités du Mistral mises à contribution
Le Mistral est un bâtiment militaire conçu pour intervenir dans différents types d’opérations. D’après le communiqué, il peut « projeter des troupes et du matériel depuis la mer, […] soutenir une opération médicale et […] conduire des activités de coopération ».
Déployé dans le cadre de CORYMBE, le navire contribuera ainsi aux activités de coopération maritime menées dans la région. Son escale à Cotonou doit permettre aux militaires béninois et français de partager leurs expériences et de renforcer leur préparation opérationnelle.
CORYMBE, un dispositif lancé en 1990
Lancée en 1990, l’opération CORYMBE vise à renforcer la coopération entre la France et les armées des pays du golfe de Guinée. Selon l’État-major général, elle permet aux forces partenaires de « partager leurs savoir-faire et de développer leur interopérabilité afin de mener des actions conjointes dans la région ».
Ce dispositif contribue notamment à la surveillance maritime, aux opérations de secours en mer et à la lutte contre la piraterie, le brigandage, les trafics illicites et la pêche illicite.
À noter que l’escale du Mistral à Cotonou s’inscrit dans cette dynamique de coopération régionale. Les exercices prévus du 22 au 27 octobre devront permettre aux forces béninoises et françaises de renforcer leur coordination face aux enjeux de sécurité maritime dans le golfe de Guinée.
François D’Assise BATCHOLA









