Un différend locatif a pris une tournure judiciaire au tribunal de première instance d’Abomey-Calavi. Poursuivi pour des violences sur sa locataire, qu’il aurait frappée à la suite d’un retard de loyer, le propriétaire a été reconnu coupable et condamné à quatre mois d’emprisonnement ferme.
Un retard de paiement de loyer peut-il justifier la violence ? C’est la question que soulève une affaire examinée le mercredi 28 octobre 2026 par le tribunal de première instance d’Abomey-Calavi. Au cœur du dossier, un conflit entre un propriétaire et sa locataire, qui aurait dégénéré jusqu’à provoquer une fracture au bras de cette dernière.
À l’audience, la locataire a livré sa version des faits. Selon ses déclarations, les tensions nées du retard de paiement de son loyer ont donné lieu à une altercation au cours de laquelle son propriétaire l’aurait violemment frappée à coups de bâton. Elle affirme avoir subi une fracture du bras gauche. Pour étayer ses propos, elle a présenté une photographie montrant son bras immobilisé dans un plâtre.
Deux versions opposées devant le tribunal
Face aux accusations, le propriétaire a contesté les faits qui lui sont reprochés. Il a soutenu que sa locataire aurait tenté de lui renverser de l’eau chaude avant de tomber accidentellement, provoquant ainsi sa propre blessure.
Les deux parties ont donc présenté des versions contradictoires des circonstances ayant conduit à la fracture. Il revenait au tribunal d’examiner les éléments du dossier afin de se prononcer sur les faits poursuivis.
Quatre mois de prison ferme
À l’issue de l’examen de l’affaire, la juridiction a reconnu le propriétaire coupable. Elle l’a condamné à quatre mois d’emprisonnement ferme, au paiement de 100 000 FCFA à la victime ainsi que de 50 000 FCFA à l’État.
Cette décision clôt le procès en première instance, selon les informations disponibles sur l’affaire. Elle rappelle surtout qu’un différend lié au paiement du loyer doit être réglé par les voies légales et non par le recours à la violence.
À Abomey-Calavi, cette affaire met une nouvelle fois en lumière les tensions susceptibles de surgir dans les relations entre bailleurs et locataires, ainsi que les conséquences judiciaires auxquelles peuvent s’exposer ceux qui se rendent coupables de violences.
Arnaud KOUMONDJI









