(Dont sept sur mineures)
Un an après les premières révélations, l’Abbé Pierre est visé par douze nouvelles accusations de violences sexuelles, dont sept concernent des personnes mineures au moment des faits, selon un rapport du cabinet spécialisé Égaé publié le mercredi 9 juillet 2025. Ainsi, longtemps figure iconique de la défense des démunis, Henri Grouès, décédé en 2007, est désormais visé par 45 accusations de violences sexuelles.
Selon les informations révélées par le site 20 minutes. « Depuis janvier 2025, le groupe Égaé a reçu des informations concernant douze personnes ayant été victimes de l’abbé Pierre. Sept de ces témoignages concernent des personnes mineures », au moment des faits. Parmi ces nouvelles accusations, les témoignages anonymes, le rapport, mis en ligne sur le site d’Emmaüs France, cite ceux de deux sœurs dont l’une a « fait état d’une masturbation de l’abbé Pierre sur son sexe alors qu’elle venait d’avoir 11 ans », au milieu des années 1970. Sa sœur « lui a confié avoir subi une fellation forcée à ses 15 ans », ce qui relève du viol.
Une autre victime a décrit dans un mail « au moins trois faits de violences sexuelles lorsqu’elle avait 10 ans » dans les années 1990, selon le compte rendu d’activité de la ligne d’écoute d’Égaé dédiée aux victimes de l’abbé Pierre. Une autre encore, âgée de 17 ans à l’époque, « a subi un contact entre ses cuisses, sous sa jupe » alors qu’elle voyageait en train dans le wagon de l’abbé Pierre en 1953. A son arrivée, les sœurs qui l’ont accueillie « lui ont dit qu’elle avait tout imaginé », rapporte le cabinet.
Pour les victimes, Emmaüs et la Conférence des évêques de France (CEF) ont décidé conjointement la mise en place d’un dispositif de réparation financière. Cependant, aucune enquête pénale ne sera ouverte pour établir des responsabilités dans ces multiples accusations, car le prêtre est décédé en 2007 et la non-dénonciation des faits est couverte par la prescription.
Fallone CHABI-BONI



