Le Sénégal ne veut plus courir de risques à sa frontière orientale. Face à la montée des menaces djihadistes venues du Mali, le pays dirigé par Bassirou Diomaye Faye renforce sa présence militaire dans l’est. De nouvelles unités de gendarmerie vont être déployées pour mieux sécuriser la frontière.
Dans un contexte régional marqué par la progression de groupes armés, notamment le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaïda, les autorités sénégalaises ont décidé de renforcer leur dispositif sécuritaire dans la zone frontalière avec le Mali. À Tambacounda, une brigade de recherches de la gendarmerie sera prochainement installée. Saraya accueillera un groupe d’action rapide de surveillance et d’intervention (GARSI), tandis qu’une nouvelle légion de gendarmerie verra le jour à Kédougou. L’objectif est de dissuader toute incursion djihadiste et de lutter plus efficacement contre la criminalité transfrontalière.
Cette montée en puissance sécuritaire intervient après plusieurs attaques perpétrées début juillet à Diboli, une localité malienne voisine, par le GSIM. Ces violences ont poussé les autorités à interdire la circulation nocturne des motos dans le département sénégalais de Bakel, un mode de transport fréquemment utilisé par les groupes armés.
Avec ce déploiement accru, le Sénégal entend contenir les débordements venus du Mali et réaffirmer sa souveraineté sur un territoire sous tension.
François D’Assise BATCHOLA



