(Non content de son éviction de la liste et toujours contre Talon à qui il avait décerné le rouge, il a combattu la liste)
Les élections communales et législatives du 11 janvier 2026 continuent d’alimenter les analyses politiques. Alors que les résultats définitifs des communales sont encore attendus, les tendances majoritaires se dessinent clairement à l’échelle des circonscriptions. Dans le département de l’Ouémé, plus précisément dans la 20e circonscription électorale, un parti surclasse largement ses concurrents : l’Union Progressiste Le Renouveau (UPR).
Le parti au logo du baobab et de l’arc-en-ciel a réalisé une performance spectaculaire lors des législatives, établissant une hégémonie sans partage dans cette circonscription jugée stratégique. Les autres formations politiques n’ont, selon les premiers décomptes, recueilli que des scores marginaux. Cette tendance de fond semble confirmée par le vote massif en faveur des candidats UPR lors des élections communales dans l’ensemble des communes de la circonscription.
Une victoire aux multiples « parents »
Si la victoire politique est nette et devrait logiquement être célébrée dans l’unité, elle fait déjà l’objet de tensions internes et de tentatives de récupération. Loin des discours de cohésion, certains acteurs politiques, décrits par des sources proches de la mouvance présidentielle comme étant « en déclin », tenteraient de s’attribuer indûment le mérite de ce succès.
Selon plusieurs informations concordantes, un ancien parlementaire bien connu dans la circonscription multiplierait les manœuvres pour se poser en architecte de la victoire. Justin Agbodjete aurait, dès le 13 janvier, convoqué des nouveaux élus communaux dans le but d’influencer le choix des futurs maires. Parallèlement, des médias non autorisés, sous son influence présumée, auraient lancé une campagne le présentant comme le principal artisan du triomphe de l’UPR dans la 20e circonscription.
Des doutes sur la sincérité et les véritables artisans
Ces initiatives suscitent l’ire au sein de la mouvance présidentielle, d’autant que ce personnage est régulièrement décrit comme un soutien ambigu au pouvoir en place. Des sources affirment qu’il aurait, dans le passé, tenu des discours hostiles aux soutiens locaux du président Talon. Plus grave, des enregistrements audio, obtenus par nos soins, laisseraient entendre que son entourage direct aurait appelé à voter pour le parti d’opposition Les Démocrates.
Face à ces agissements, plusieurs figures montantes de l’UPR dans l’Ouémé montent au créneau pour défendre la paternité légitime de leur victoire. Ils pointent le travail de terrain acharné de leaders comme Agon Jessougnon Hyacinthe, PDG de Cipa Jessougnon, et des députés Augustin Ahouanvoebla, David Houinsa et Louis Koukpemedji. « Ce sont ces acteurs qui ont travaillé depuis longtemps, bataillé dur sous la pluie et sous le soleil avec une campagne électorale menée de main de maître », souligne un cadre local de l’UPR, sous couvert d’anonymat.
Pour ces partisans, la victoire de l’UPR porte « indiscutablement le nom et les visages de ces grands leaders politiques restés cohérents et constants ». Toute tentative de s’approprier ce succès sans y avoir contribué est qualifiée d’« entreprise d’usurpation » et jugée « indécente » sur la scène politique.
Cette polémique interne, née dans le sillage d’une victoire électorale éclatante, révèle les fractures et les jeux d’influence qui persistent au sein de la majorité, même après un plébiscite des urnes. La gestion de ce succès et la désignation des véritables leaders légitimes s’annoncent comme le prochain test pour l’UPR dans l’Ouémé.



