Une caissière et sa supérieure hiérarchique font l’objet de poursuites judiciaires pour un retrait de 3 millions de FCFA effectué sur le compte d’un client décédé depuis deux ans. Le tribunal a renvoyé l’affaire au 14 octobre 2025 pour la poursuite des débats et l’examen d’une demande de mise en liberté provisoire.
Le dossier, examiné le mardi 12 août 2025, concerne deux employées d’une institution bancaire : une caissière placée en détention provisoire et la responsable de l’agence où l’opération a eu lieu. Les faits remontent à 2023, lorsque les enfants d’un client, décédé en 2021, ont découvert des transactions suspectes sur son compte et ont alerté la banque.
Une vérification interne a révélé qu’un retrait de 3 millions de FCFA avait été effectué en utilisant la pièce d’identité d’une tierce personne, et non celle du titulaire, avec une signature imitant celle du défunt. Lors de son témoignage, la caissière a déclaré ne pas se souvenir de la personne venue récupérer les fonds. Elle a affirmé avoir agi à la demande d’un collègue dont elle ne se souvient pas de l’identité.
De son côté, la responsable d’agence a reconnu que tout retrait nécessite son approbation et qu’elle se limite à vérifier la validité de la signature et de la pièce d’identité présentée. Elle a affirmé que les documents soumis semblaient en ordre ce jour-là.
La banque, en tant que partie civile, maintient que la signature était bel et bien falsifiée. L’avocat de la caissière a plaidé en faveur d’une libération sous caution, avec une garantie financière. Le tribunal a accédé à la demande du Ministère public de reporter l’affaire au 14 octobre 2025.
Jean De Dieu TRINNOU



