Au lendemain du scrutin présidentiel du 12 avril 2026, la Cour constitutionnelle a entamé les opérations de dépouillement, marquant une étape décisive du processus électoral.
Ce lundi 13 avril, aux environs de 13h24, les premières cantines électorales en provenance de la Commission électorale nationale autonome (CENA) ont été acheminées au siège de l’institution à Ganhi. Ces cantines, soigneusement scellées et sécurisées, contiennent les documents issus du vote organisé la veille sur toute l’étendue du territoire national.

À leur arrivée, le président de la Cour constitutionnelle, Cossi Dorothé Sossa, accompagné du vice-président Nicolas Assogba et de plusieurs collaborateurs, a personnellement constaté la réception du matériel électoral. Une démarche symbolique qui traduit l’engagement de l’institution à garantir la transparence et la régularité du scrutin.
Selon les précisions apportées par Hervé Zinzindohoué, chef du service de planification des élections à la CENA, un total de 212 cantines a déjà été transféré à la Cour. Ce nombre varie en fonction des réalités géographiques, certaines circonscriptions, notamment les plus vastes comme Abomey-Calavi, Parakou ou Godomey, nécessitant plusieurs cantines pour regrouper l’ensemble des plis électoraux.

Au total, 511 arrondissements et zones de vote sont concernés par cette opération logistique d’envergure. Plusieurs vagues d’acheminement sont prévues afin de permettre la centralisation complète des résultats dans les meilleurs délais, tout en garantissant leur traçabilité.
Dans la foulée, les équipes de la Cour ont engagé les premières opérations techniques. Sous un chapiteau spécialement aménagé, le président de l’institution a assisté à la rupture des scellés et à l’enregistrement des enveloppes contenant les feuilles de dépouillement. Il a rassuré sur la mobilisation des agents, prêts à traiter les données dès réception.
Toutefois, la proclamation des résultats définitifs reste conditionnée à la transmission préalable des résultats provisoires par la CENA. Ces derniers seront confrontés aux données issues du dépouillement effectué par la Cour, afin d’en garantir la fiabilité.

La visite s’est poursuivie dans la salle informatique dédiée à la compilation des résultats, où Christian Agonvinon, directeur de la digitalisation et des systèmes d’information, a présenté le dispositif technique mis en place pour le traitement des données électorales.
Avec le lancement de cette phase, la Cour constitutionnelle entre pleinement dans son rôle d’arbitre du processus électoral, dans un contexte où l’opinion reste suspendue à l’annonce des résultats définitifs.
François D’Assise BATCHOLA



