La Cour constitutionnelle du Bénin vient de subir une nouvelle perte douloureuse. Bernard DEGBOE, ancien conseiller de l’institution, s’est éteint le week-end dernier à l’âge de 74 ans, laissant derrière lui un héritage notable dans le paysage judiciaire national.
Ce décès intervient seulement quelques jours après l’inhumation de Pierre EHOUMI, autre pilier de la magistrature béninoise, rappelant combien la justice béninoise traverse une période de deuil répété.
Né vers 1951 à Djègbadji, dans la commune de Ouidah, Bernard DEGBOE était un magistrat de formation. Son parcours professionnel, aussi riche que varié, l’a vu évoluer du statut de greffier à celui de magistrat, puis occuper des postes d’envergure. Il a notamment servi comme directeur de cabinet au ministère du Travail et de la Fonction publique.
En 2008, il fut nommé conseiller à la Cour constitutionnelle, alors présidée par Me Robert DOSSOU. Il a été reconduit en 2013 sous la présidence de Théodore HOLO, preuve de la confiance que lui accordaient ses pairs. Son mandat s’est achevé en 2018, avec l’entrée en fonction de la nouvelle équipe dirigée par le Professeur Joseph DJOGBENOU.
En l’espace de quelques jours, la Cour constitutionnelle perd deux de ses illustres membres. La disparition de Bernard DEGBOE plonge une nouvelle fois le monde judiciaire dans l’émotion et souligne la fin d’une génération ayant œuvré pour la consolidation de l’État de droit au Bénin.
À travers un communiqué, l’Assemblée plénière de la Cour constitutionnelle (AP-PCC) a tenu à rendre hommage à cet homme de loi dont l’engagement et la discrétion ont marqué les esprits. « Paix à son âme ! », conclut le message, résumant le sentiment de recueillement qui anime la communauté juridique.
La magistrature béninoise retiendra de Bernard DEGBOE un parcours entier, dédié à la justice et au service public. Ses pairs, collaborateurs et proches se souviendront d’un homme intègre, dont la contribution restera gravée dans l’histoire institutionnelle du Bénin.



