Le procès de Soumaïla Sounon Boké, député du parti Les Démocrates, a débuté le 13 janvier 2026 après avoir été reporté depuis le 30 décembre. Apparaissant calme et plaidant non coupable, il a contesté la qualification de flagrant délit avec ses avocats, Me Mousbayi Aminou Padonou et Me Aboubakar Baparapé. Ces derniers estiment que le délai entre l’envoi du message incriminé et l’arrestation de leur client ne correspond pas à la définition légale d’un flagrant délit.
La défense a également mis en avant le non-respect de l’immunité parlementaire et dénoncé la procédure, soulignant un délai jugé excessif avant sa présentation devant la juridiction. En réponse, le procureur a invoqué le contexte des fêtes de fin d’année.
Soumaïla Sounon Boké a affirmé que le message avait été envoyé par erreur dans un groupe WhatsApp, expliquant qu’il rédigeait un message pour une fête prévue dans un autre groupe. Il a rejeté toute implication dans la violence et les coups d’État, affirmant ne pas voir l’intérêt de renverser un président qui a décidé de quitter le pouvoir.
Après sa déposition, ses avocats ont demandé sa libération provisoire, en arguant de sa qualité de député. Le ministère public s’y est opposé. La cour a renvoyé l’examen de cette demande au 24 février.
Soumaïla Sounon Boké est poursuivi pour apologie de crime contre la sûreté de l’État et incitation à la haine et à la violence. Il avait diffusé le message « c’est la fête » le jour de la tentative de coup d’État, le 7 décembre 2025, avant d’être arrêté le 23 décembre suivant.
Jean De Dieu TRINNOU



