L’ancien président sénégalais Macky Sall (2012-2024) franchit un nouveau cap sur la scène internationale. Son dossier de candidature au poste de Secrétaire général de l’ONU a été officiellement déposé au siège des Nations Unies, avec le soutien formel de l’Union africaine.
L’initiative est portée par le président burundais Évariste Ndayishimiye, président en exercice de l’UA, qui agit au nom du continent. Macky Sall devient ainsi le candidat officiel de l’organisation panafricaine pour succéder à António Guterres, dont le mandat prend fin le 31 décembre 2026.
Une candidature portée par l’expérience diplomatique
Ancien président de l’Union africaine en 2022, Macky Sall met en avant son expérience à la tête du Sénégal, son plaidoyer pour une meilleure représentation africaine dans la gouvernance mondiale et les réseaux diplomatiques tissés au fil de ses mandats.
Son profil s’inscrit dans une revendication ancienne du continent : voir un Africain diriger à nouveau l’ONU, après les mandats de Boutros Boutros-Ghali et Kofi Annan.
Une procédure semée d’embûches
La désignation du prochain Secrétaire général reste toutefois soumise à un processus rigoureux. Le Conseil de sécurité devra recommander un candidat, avec la possibilité d’un veto des membres permanents, avant un vote final de l’Assemblée générale.
Si le soutien africain constitue un atout politique majeur, l’issue dépendra d’un consensus international plus large.
Un tournant personnel et continental
Absent de la scène politique sénégalaise depuis avril 2024, Macky Sall amorce ainsi une nouvelle étape de son parcours. Sa candidature relance également le débat sur le leadership africain au sein du système multilatéral et sur la place du continent dans la gouvernance mondiale.
François D’Assise BATCHOLA



