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Politique

Débat sur la souveraineté : Une pique de Talon à Tiani et ses pairs (les détails)

  • Ceux qui ont chassé les Français, ont-ils vaincu le terrorisme ? » Demande-t-il?

Lors de sa rencontre avec la jeunesse béninoise, le président Patrice Talon a livré une allocution qui, sous couvert d’une réflexion sur la souveraineté, s’est transformée en un message cinglant à l’attention des régimes putschistes de la sous-région. Sans les nommer directement, les propos du chef de l’État béninois résonnent comme une critique ouverte de l’approche adoptée par des pays comme le Mali, le Burkina Faso et surtout le Niger de Tiani, qui ont fait de la rupture avec les partenaires occidentaux le pilier de leur « souveraineté ».

Patrice Talon a posé une question fondamentale : « Ceux qui ont chassé les Français, les Américains, les Allemands, ça y est, ils ont vaincu le terrorisme ? » Cette interrogation rhétorique est le cœur de son argumentaire. Le président béninois dénonce l’idée qu’une rupture brutale avec les partenaires traditionnels soit la solution miracle pour garantir la sécurité et la souveraineté. Il a rappelé que la lutte contre le terrorisme exige des moyens financiers et matériels colossaux que les pays africains, seuls, ne peuvent pas toujours se procurer.
Pour lui, la véritable souveraineté ne réside pas dans l’isolement, mais dans la capacité à défendre ses intérêts au sein d’un partenariat. « On peut être dans un partenariat et être souverain, » a-t-il insisté. Cette vision contraste fortement avec le narratif anti-français et anti-occidental qui a justifié les coups d’État et les ruptures diplomatiques dans plusieurs pays voisins du Bénin.

Le discours de Talon prône une souveraineté pragmatique. Il a clairement expliqué que la relation avec les puissances étrangères doit être abordée sous l’angle de l’échange et de la négociation, et non de la confrontation idéologique. « Si vous avez le moyen d’acheter des armes en Amérique, ils vont vous les vendre, » a-t-il déclaré, soulignant la nature transactionnelle des relations internationales.

Cependant, il a mis en garde contre le risque de perdre sa souveraineté en « sollicitant l’autre en s’ignorant soi-même » et en « refusant de faire les efforts soi-même ». C’est un appel à la responsabilité, à l’autonomie et au travail pour que le Bénin puisse se positionner en partenaire respecté, capable de négocier d’égal à égal, et non en demandeur.

En somme, le président Talon a dressé un portrait du Bénin qui se veut à la fois humble et ambitieux. Il a décrit son pays comme un « petit territoire » et « petite population » mais a aussitôt ajouté : « Mais nous sommes un pays fier. Nous sommes un pays grand. » Pour lui, cette grandeur n’est pas une question de taille, mais de volonté, d’ambition et de travail.
En affirmant avec force : « il n’y a pas plus souverain que nous, » le président Talon a voulu rassurer la jeunesse béninoise tout en envoyant un message clair à ses voisins : la stabilité, le travail et le partenariat sont les voies de l’émancipation, loin des ruptures fracassantes qui, selon lui, ne mènent qu’à une souveraineté de façade. Ce discours marque une fois de plus la position du Bénin en faveur de la coopération et du dialogue, se démarquant ainsi des régimes qui ont choisi de s’enfermer dans un isolement dangereux.

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