La juridiction spéciale en charge des infractions économiques et du terrorisme a statué, ce mardi 24 février 2025, sur la demande de mise en liberté provisoire introduite par le député Soumaïla Sounon Boké, élu sous la bannière du parti Les Démocrates.
À l’ouverture des débats, les conseils du parlementaire ont plaidé en faveur de sa remise en liberté, avançant des garanties de représentation ainsi que des observations portant sur la régularité de la procédure. Malgré ces arguments, la cour a décidé de ne pas accéder à la requête, estimant que l’évolution de l’instruction impose le maintien du mis en cause en détention provisoire.
Le député est poursuivi, entre autres, pour apologie de crime contre la sûreté de l’État et incitation à la rébellion. Les faits reprochés sont liés à un message diffusé sur les réseaux sociaux le 7 décembre 2025, jour d’une tentative de coup d’État. D’après l’accusation, la publication en question aurait été susceptible d’encourager des troubles. Une lecture que rejette l’intéressé, qui soutient que ses propos faisaient simplement référence à des retrouvailles amicales.
À l’issue de cette audience, la juridiction a fixé la reprise des débats au 24 mars 2026. L’examen du dossier se poursuivra à cette date, avec la possibilité de nouvelles décisions sur la suite de la procédure judiciaire.



