Alors que les 77 communes du Bénin ont franchi avec responsabilité et maturité l’étape cruciale de l’installation de leurs conseils communaux, une seule fait aujourd’hui figure d’exception regrettable : Tanguiéta. Là où ailleurs la discipline de parti, le sens de responsabilité et la primauté de l’intérêt général ont prévalu, Tanguiéta se retrouve malheureusement exposée à une turbulence politique artificiellement entretenue par un groupe de dissidents.
En effet, 23 élus se réclamant de l’Union Progressiste le Renouveau ont choisi de tourner le dos à la discipline républicaine et aux orientations de leur propre formation politique. Sur l’ensemble des 77 communes du pays, aucune autre n’a connu un tel acte de défiance interne. Ce constat est lourd de sens. Il ne s’agit ni d’un combat idéologique, ni d’une divergence de vision pour le développement communal, mais bien d’un refus d’accepter un choix démocratiquement validé par les instances dirigeantes du parti.
La vérité est simple et sans détour : les véritables adversaires du progrès de Tanguiéta ne sont pas ceux qui œuvrent à la mise en place d’un exécutif stable, mais bien ces 23 dissidents qui, pour des raisons manifestement liées à l’égo et à des intérêts personnels, ont décidé de fragiliser la gouvernance communale. En agissant ainsi, ils ne défendent ni la population, ni la démocratie, ni l’intérêt collectif. Ils défendent avant tout des ambitions individuelles contrariées.
Car il faut le dire avec clarté : aucun développement n’est possible dans l’indiscipline. Aucune commune ne peut avancer lorsque ses propres élus sabotent les décisions issues de leur formation politique. La discipline de parti n’est pas une contrainte arbitraire, elle est le socle de la cohérence politique et de la stabilité institutionnelle.
Comment comprendre cet acharnement stérile et dépourvu de sens contre un conseiller élu, fils de la commune, désigné comme Maire ? Pourquoi manifester une haine gratuite contre quelqu’un que vous n’avez pas encore vu à l’œuvre en matière de gouvernance locale ?
Face à cette agitation, la désignation du maire Aboubacar Noma représente pourtant une opportunité historique pour Tanguiéta. Il incarne une génération nouvelle, une jeunesse engagée, ambitieuse et tournée vers l’avenir. Cette jeunesse, longtemps appelée de leurs vœux par les populations, porte aujourd’hui l’espoir d’un renouveau administratif, d’une gouvernance moderne et d’un développement inclusif.
Tout pouvoir vient de Dieu et non à travers des contestations enfantines. Noma Aboubacar est désigné comme Maire et c’est à l’œuvre qu’on reconnaitra l’artisan.
Tanguiéta, commune de potentiel et d’espérance, mérite mieux que des querelles d’intérêts personnels. Elle mérite des leaders unis, responsables et engagés au service exclusif des populations. L’heure n’est pas à la division, mais au rassemblement. L’heure n’est pas à la rébellion stérile, mais à la construction.
L’histoire jugera sévèrement ceux qui auront choisi leurs ambitions personnelles au détriment de l’intérêt général. Mais elle retiendra également ceux qui, dans la tempête, auront su incarner le renouveau, la responsabilité et l’espoir.
Il urge que la Haute Direction politique du parti UPR sanctionne ces genres d’indisciplines qui mettent en mal la cohésion et le respect des instances du parti
Tanguiéta doit avancer. Et rien, ni les égos, ni les calculs personnels, ne doit entraver sa marche vers l’avenir.
CE



