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Culture

Disparition de Boncana Maïga : Voici ce qui dit ce célèbre homme politique du maestro de la salsa africaine

L’Afrique et le monde de la musique sont en deuil. Le Malien Boncana Maïga, figure emblématique de la salsa africaine, est décédé ce samedi 28 février 2026, laissant derrière lui un héritage rythmique qui a fait danser des générations entières.


Une légende s’éteint

C’est une voix qui ne soufflera plus dans ses instruments de prédilection. Boncana Maïga, le virtuose malien qui maniait avec la même dextérité la trompette, le trombone et le saxophone, est décédé ce 28 février 2026. Une date lourde de symboles puisqu’elle coïncide avec le 36ᵉ anniversaire de la clôture de la Conférence nationale des forces vives de la Nation au Bénin.

L’artiste, qui avait su marier les sonorités ouest-africaines aux rythmes endiablés de la salsa, laisse orpheline une multitude de fans à travers le continent et bien au-delà.

L’hommage poignant de Joseph Djogbénou

Au Bénin, c’est le Président de l’Assemblée nationale, le Professeur Joseph Djogbénou, qui a tenu à rendre un vibrant hommage à celui qui fut, avec Gnonas Pedro, l’un des artisans de la salsa africaine.

Dans un message empreint d’émotion et de poésie, Joseph Djogbénou a salué la mémoire de « Boncana Maïga, le salsero africain du Mali qui, avec sa trompette, son trombone et son saxophone, régla les pas et, à la suite de Gnonas Pedro, enthousiasma les cœurs et les corps d’Afrique et d’ailleurs ».

La musique contre la barbarie

Le message du président de l’institution parlementaire béninoise prend une dimension philosophique lorsqu’il évoque le contraste entre l’héritage de l’artiste et le monde qu’il quitte.

« Il s’en va d’un monde où la violence, fille de la force et des armes, dicte sa loi funeste », écrit Joseph Djogbénou, soulignant par ces mots combien la musique de Boncana Maïga représentait une alternative pacifique, une respiration dans un monde trop souvent brutal.

Un héritage rythmique préservé

L’hommage du professeur de droit se conclut par une prière et un appel à la mémoire collective : « Que Dieu accueille son âme et que son souvenir, celui de Gnonas Pedro et de toutes celles et tous ceux qui, à l’instar des virtuoses de la paix et de la tranquillité, rafraîchissent et apaisent le monde avec les rimes du cœur, sur les rythmes pacifiques de la salsa demeure vivant. »

Une façon de rappeler que si Boncana Maïga n’est plus, sa musique, elle, continue de faire vibrer celles et ceux qui ont eu la chance de l’écouter et de danser sur ses mélodies.

Une figure de la salsa africaine

Boncana Maïga appartenait à cette génération d’artistes africains qui ont su s’approprier les rythmes cubains et latinos pour les fusionner avec les sonorités du continent. Avec son complice Gnonas Pedro, il avait contribué à populariser une salsa teintée d’africanité qui a traversé les décennies sans prendre une ride.

Sa disparition marque la fin d’une époque, mais ses notes continueront longtemps de résonner dans les mémoires et sur les pistes de danse du continent.

Le message du Prof Joseph Djogbénou, Président de l’Assemblée nationale du Bénin

Boncana Maïga, le salsero africain du Mali qui, avec sa trompette, son trombone et son saxophone, régla les pas et, à la suite de Gnonas Pedro, enthousiasma les cœurs et les corps d’Afrique et d’ailleurs, vient de nous quitter ce 28 février 2026, qui, de surcroît, commémore le 36ᵉ anniversaire de la fin de la Conférence nationale des forces vives de la Nation.

Il s’en va d’un monde où la violence, fille de la force et des armes, dicte sa loi funeste.

Que Dieu accueille son âme et que son souvenir celui de Gnonas Pedro et de toutes celles et tous ceux qui, à l’instar des virtuoses de la paix et de la tranquillité, rafraîchissent et apaisent le monde avec les rimes du cœur, sur les rythmes pacifiques de la salsa demeure vivant.

JFD.

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