Au Bénin, la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a rendu son verdict ce jeudi 5 mars 2026 dans l’affaire impliquant l’influenceur béninois Cédric Toffa, connu sur les réseaux sociaux sous le pseudonyme de Flapacha. Le tribunal l’a condamné à cinq ans de prison ferme, assortis d’une amende de deux millions de francs CFA, pour des faits d’escroquerie en ligne.
Selon la décision de justice, le prévenu a été reconnu coupable d’activités liées à la cybercriminalité, à l’issue des investigations menées par le Centre national d’investigations numériques (CNIN).
Une affaire partie d’une vidéo simulant un enlèvement
Les faits remontent au 11 août 2025, date à laquelle Cédric Toffa et un autre créateur de contenu, Jérémie Dégamer, ont été interpellés par le CNIN. Leur arrestation faisait suite à la diffusion sur les réseaux sociaux de vidéos mettant en scène un faux enlèvement. Présentées par leurs auteurs comme une simple mise en scène destinée à créer le « buzz », ces images ont alerté les autorités.
Lors de son audition, Cédric Toffa avait soutenu qu’aucun internaute n’avait été sollicité financièrement après la diffusion de ces vidéos.
Des éléments compromettants retrouvés sur son téléphone
Cependant, une perquisition menée par les enquêteurs a permis la saisie de plusieurs objets, dont un téléphone portable de marque Samsung Galaxy, appartenant à l’influenceur. L’appareil contenait des données jugées compromettantes, liées à des activités de cybercriminalité.
À l’issue des investigations, Jérémie Dégamer a été relâché, tandis que Cédric Toffa a été placé sous mandat de dépôt en raison des éléments découverts sur son téléphone.
Selon les informations rapportées par Africaho, lors de l’ouverture du procès devant la CRIET, l’influenceur avait nié les faits d’escroquerie qui lui étaient reprochés. Mais au terme de la procédure, la juridiction spéciale a finalement retenu sa culpabilité et prononcé une peine de 60 mois d’emprisonnement ferme, mettant ainsi un terme judiciaire à cette affaire très commentée sur les réseaux sociaux.
François D’Assise BATCHOLA



