Le président Donald Trump a signé une mesure visant à transformer profondément le statut de milliers de fonctionnaires fédéraux. Cette initiative exécutive, mise en œuvre via l’Office of Personnel Management (OPM), pourrait avoir des répercussions durables sur le fonctionnement du gouvernement fédéral et la neutralité du service public.
Ce qu’il faut savoir du décret sur la fonction publique
La nouvelle règle introduit une catégorie d’emploi baptisée ‘’Schedule Policy/Career’’, anciennement appelée Schedule F, qui concerne environ 50 000 employés fédéraux en position d’influence politique ou de prise de décision. Ces fonctionnaires, jusqu’ici protégés par les règles traditionnelles du service civil, se retrouveront facilement licenciables, avec une capacité accrue de l’exécutif à les révoquer sans procédure complexe.
Selon l’administration, cet ajustement est censé renforcer l’efficacité et l’alignement de l’administration sur les priorités du président, tout en permettant de mieux sanctionner les employés qui retardent ou bloquent l’action gouvernementale.
Réforme contestée
Syndicats et associations de défense des droits des travailleurs fédéraux dénoncent cette mesure comme une attaque contre la neutralité du service public. Ils prévoient de contester la règle devant les tribunaux, affirmant qu’elle pénalise la liberté d’opinion et la sécurité d’emploi sans justification valable.
Critiques politiques affirment que cette réforme pourrait ouvrir la porte à des licenciements motivés politiquement et affaiblir l’indépendance opérationnelle de l’administration fédérale.
Un contexte de réformes profondes
Cette mesure s’inscrit dans une série d’actions de Donald Trump depuis son retour à la Maison Blanche, visant à reconfigurer la gestion des institutions gouvernementales et la culture administrative. La reconstruction des zones sinistrées, la restructuration de certains services et les modifications politiques autour de l’histoire nationale et des musées font partie du contexte plus large de réformes impulsées par l’administration.
Alassane IMOROU SANDA



