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Société

Faux médecin, vraie arnaque : cinq ans de prison requis pour…

La Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET) a examiné, ce lundi, le cas d’un homme accusé d’avoir mis en place une escroquerie d’un nouveau genre, utilisant les réseaux sociaux pour piéger ses victimes avant de les faire chanter. Le prévenu, qui se faisait passer pour un aide-soignant, risque cinq ans d’emprisonnement selon Bip Radio.

Le modus operandi : de TikTok au chantage

Selon les éléments présentés à la barre, l’individu aurait élu domicile sur la plateforme TikTok, où il se présentait comme un professionnel de santé proposant des consultations médicales en ligne. Après avoir gagné la confiance de ses potentielles victimes, il les incitait à poursuivre les échanges sur l’application de messagerie WhatsApp.

C’est à ce moment que le scénario criminel se mettait en place. Sous couvert de consultations plus poussées, il proposait des appels vidéo. Durant ces conversations, il parvenait à obtenir des images compromettantes de ses interlocuteurs, les filmant alors qu’ils apparaissaient nus. L’escroc utilisait ensuite ces enregistrements comme une arme pour exercer un chantage, une pratique criminelle connue sous le nom de « sextorsion ».

Le prévenu clame son innocence

Face à la cour, l’accusé a catégoriquement nié sa participation aux faits qui lui sont reprochés. Il a raconté avoir été interpellé un samedi lors d’une intervention policière à son domicile. Pour étayer sa défense, il a soutenu qu’aucun téléphone lié à l’arnaque n’avait été saisi chez lui. Le seul appareil mobile découvert par les forces de l’ordre, affirme-t-il, appartiendrait à son épouse.

Cinq ans de prison requis

Malgré ses dénégations, le ministère public a requis une peine sévère. Le substitut du procureur a demandé aux juges de retenir la prévention d' »escroquerie en ligne » et de condamner le prévenu à cinq ans d’emprisonnement, dont quatre ans fermes, assortis d’une amende d’un million de francs.

L’affaire est maintenant en délibéré. Le verdict, attendu pour le 26 janvier 2026, déterminera si l’homme est reconnu coupable d’avoir transformé un outil de connexion en une arme de chantage.

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