La quatrième édition du Festival international des arts du Bénin (FinAB) a été officiellement lancée le vendredi 20 février 2026 à Family Beach, à Cotonou. Placée sous le signe de l’innovation et de l’engagement culturel, la cérémonie d’ouverture marque le début de plus d’une semaine d’activités artistiques multidisciplinaires.

Au cours de cette cérémonie de lancement, le promoteur du FinAB, Ulrich Adjovi, a délivré un message empreint de ferveur, d’engagement et de reconnaissance. Selon lui : « Le FinAB est né d’un constat simple. Dans les espaces où l’on parle de rayonnement, d’attractivité et d’influence culturelle, chaque pays cite son grand rendez-vous. Le Bénin devait pouvoir citer le sien, avec fierté, cohérence et ambition. Cette ambition, nous l’avons portée dès les premières éditions, et nous la consolidons aujourd’hui avec une édition 2026 qui franchit un cap. » Il a également souligné : « Les éditions précédentes ont montré la capacité du FinAB à rassembler des artistes et des publics de divers horizons, à faire dialoguer la musique, la mode, le cinéma, la danse, les arts visuels, le théâtre et la littérature, et à créer une véritable synergie entre créateurs, festivaliers et professionnels. »
Faisant le point sur la précédente édition, il a indiqué que « la restitution 2025 en témoigne avec une affluence estimée à 200 000 participants, 426 stands, 251 artistes mobilisés sur les expositions et une audience digitale en forte progression ». Il a précisé que la mode et la musique sont les disciplines mises à l’honneur cette année.
Un rendez-vous culturel majeur salué par les autorités

Le maire de Cotonou, Luc Gnacadja, a félicité le promoteur pour la pérennisation de l’initiative et son impact. « Un festival d’art n’est jamais un simple événement, il est un signal. Un signal que notre pays croit en sa capacité à créer. Un signal que notre jeunesse a du talent. La culture n’est pas périphérique, elle est centrale. Elle est une infrastructure invisible au cœur de la résilience des femmes et des hommes », a-t-il déclaré.
Prenant également la parole, la ministre intérimaire du Tourisme, de la Culture et des Arts, Shadiya Alimatou Assouma, a salué la mobilisation autour de cet événement d’envergure : « Le FinAB s’est affirmé comme un rendez-vous majeur de notre agenda culturel national. Il constitue aujourd’hui un espace structurant pour la création artistique au Bénin, favorisant les rencontres, les échanges professionnels et l’émergence de nouvelles perspectives pour nos artistes. » Elle a ajouté que « ce festival illustre la vitalité, la diversité et la créativité de la scène artistique béninoise. Il crée des passerelles fécondes entre les cultures et contribue au rayonnement du Bénin sur la scène artistique contemporaine ». Elle a conclu en ces termes : « Aux artistes, votre rôle est fondamental. Par vos œuvres, vous éclairez et rassemblez. Au public, appropriez-vous ce festival et vivez-le intensément, car la culture ne prend tout son sens que lorsqu’elle est partagée. »
Une programmation riche et des innovations

Le promoteur a dévoilé une programmation variée : « Nous vous donnons rendez-vous le dimanche 22 février pour le grand défilé du FinAB Fashion Week. Nous aurons également des concerts tous les soirs avec plus de trente artistes attendus, parmi lesquels Anna Teko, J-Martins, Santrinos, Sethlo, T-Gang, Fo Logozo et le duo nigérian Bracket. » Parmi les innovations majeures figure l’installation de deux scènes distinctes : une grande scène dédiée aux concerts et performances majeures, et une seconde consacrée aux animations, découvertes et expressions émergentes.
La distinction de figures emblématiques du monde artistique béninois et l’ouverture du marché Tokp’Art ont constitué d’autres temps forts de la cérémonie. Le festival se poursuivra jusqu’au 1er mars 2026.
François D’Assise BATCHOLA



