Le fiasco des Panthères du Gabon à la Coupe d’Afrique des Nations Maroc 2025 a provoqué une onde de choc au sommet de l’État. Dans un communiqué officiel publié le 1er janvier 2026, le gouvernement gabonais a annoncé une série de sanctions radicales à l’encontre de l’équipe nationale, à la suite de son élimination dès le premier tour.
Battue successivement par le Cameroun (1-0), le Mozambique (3-2) et la Côte d’Ivoire (3-2), la sélection gabonaise a quitté la compétition sans le moindre point, un bilan jugé « déshonorant » par les autorités.
Face à cette contre-performance, le ministre gabonais des Sports par intérim, Simplice-Désiré Mamboula, s’est exprimé sur la télévision nationale pour annoncer des mesures fortes. « Compte tenu de la prestation déshonorante des Panthères à la CAN, le gouvernement décide de la dissolution du staff technique, de la suspension de l’équipe nationale jusqu’à nouvel ordre, et de la mise à l’écart des joueurs Bruno Ecuele Manga et Pierre-Emerick Aubameyang », a-t-il déclaré.
Dans le détail, le gouvernement a décidé :
· de la dissolution immédiate du staff technique ;
· de la suspension de l’équipe nationale jusqu’à nouvel ordre ;
· de la mise à l’écart définitive de Pierre-Emerick Aubameyang et Bruno Ecuele Manga.
Le communiqué officiel évoque également des comportements « aux antipodes des valeurs d’éthique et d’exemplarité prônées par la Ve République » et appelle la Fédération gabonaise de football (Fégafoot) à assumer pleinement ses responsabilités.
Capitaine emblématique des Panthères, Pierre-Emerick Aubameyang a réagi sur les réseaux sociaux, estimant que « les problèmes de l’équipe sont bien plus profonds que la petite personne que je suis ». Absent lors du dernier match contre la Côte d’Ivoire, l’attaquant gabonais pourrait ainsi avoir disputé sa dernière CAN sous le maillot national.
Il faut dire qu’arrivées tardivement au Maroc, les Panthères ont abordé la CAN avec un effectif amoindri. Aubameyang, blessé en club, Denis Bouanga en manque de rythme, Mario Lemina diminué physiquement ou encore Jim Allevinah forfait : les cadres étaient loin de leur meilleur niveau. Faute de temps, aucun véritable travail de réathlétisation n’a pu être mis en place.
Cette décision marque un tournant majeur dans l’histoire récente du football gabonais et ouvre une période d’incertitude quant à l’avenir des Panthères, désormais suspendues jusqu’à nouvel ordre.
François D’Assise BATCHOLA



