Ce mardi 3 février 2026, Florence Kingbo, 21 ans, a comparu devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Accusée de harcèlement électronique, d’atteinte à la vie privée, d’incitation à la haine et à la rébellion, elle a livré une prestation qui a fait douter : est-ce une personne souffrant de troubles mentaux, comme l’a plaidé son avocat, ou simplement une jeune femme insolente qui défie ouvertement l’autorité ?
D’entrée, elle a mâché du chewing-gum à la barre, répondant avec impertinence aux observations du ministère public : « Depuis quand est-il interdit de manger ? » Plus tard, elle a reconnu les faits tout en les justifiant d’un ton provocateur, avant de rejeter elle-même l’argument de la folie soulevé par son propre défenseur, Me Aboubacar Baparapé. « Je ne suis pas folle. Les fous, ils se promènent nus », a-t-elle lancé.
Cette attitude soulève une question dérangeante : et si, dans un autre contexte juridique, un peu de rigueur physique avait suffi à ramener cette jeune femme au sens du respect et des réalités ?
Imaginons un instant : si, après son arrestation, elle avait écopé de quelques corrections — non pas pour la torturer, mais pour lui rappeler les limites —, il est fort probable qu’elle serait revenue en audience plus lucide et moins arrogante. Elle aurait peut-être même plaidé pour la clémence au lieu de contredire son avocat, de défier la cour et de clamer se sentir « trop à l’aise en prison », où elle mangerait « sept fois par jour ».
Bien sûr, personne ne prône le retour des châtiments corporels. Mais force est de constater que dans certains environnements où la discipline physique fait encore partie des mesures correctives, les prévenus apprennent vite à modérer leurs écarts et à mesurer la portée de leurs actes.
Ailleurs, dans des lieux où la bastonnade est encore en usage — pour le meilleur ou pour le pire —, des jeunes turbulents retrouvent souvent le droit chemin après quelques rappels douloureux à l’ordre. La peur de la douleur peut parfois faire office de déclic, là où les mots ne suffisent plus.
Florence Kingbo semble avoir perdu de vue la gravité de sa situation. Elle oublie que la prison n’est pas un lieu d’épanouissement, mais de privation. Elle joue avec le feu judiciaire en défiant une cour dont les décisions pourraient largement déterminer son avenir.
Plutôt que de s’enfermer dans l’insolence et le déni, il serait temps qu’elle oublie son impolitesse et se mette dans le droit chemin. La lucidité, en l’occurrence, ne serait pas un signe de faiblesse, mais de maturité.
L’audience a été renvoyée au 24 mars 2026. D’ici là, on peut espérer que Florence Kingbo réalise que le système judiciaire béninois n’est pas un jeu, et que son attitude, si elle persiste, ne pourra que lui nuire. Parfois, il suffit d’un peu de recul — ou d’une bonne leçon de vie — pour éviter de s’enfoncer.
WM



