Condamné à un an de prison, dont six mois ferme, dans l’affaire l’opposant à Juliette Gbaguidi, épouse Gbéti, l’artiste béninois Modeste Tokponho, plus connu sous le nom de Gbèzé, se trouve actuellement derrière les barreaux. Il a été transféré à la prison civile de Missérété où il purge sa peine en compagnie de ses coaccusés.
Suite à un premier jugement rendu par le tribunal de première instance de première classe de Cotonou en mars 2024, la défense de Gbèzé et de ses coaccusés avait interjeté appel. L’affaire a été rejugée le 7 novembre 2024 devant la 2ᵉ chambre correctionnelle de la Cour d’appel de Cotonou. À l’issue de l’audience, la Cour a annulé le jugement de première instance et a prononcé de nouvelles peines.
Janvier Guidigbo et Calixte Gbogblénou ont été reconnus coupables de harcèlement par le biais d’une communication électronique, tandis que Modeste Tokponho, alias Gbèzé, et Olivier Vignon, alias Métokan, ont été déclarés coupables de complicité de harcèlement par le biais d’une communication électronique. Chaque prévenu a été condamné à 12 mois de prison, dont 6 mois ferme, assortis d’une amende de 2 millions de francs CFA. Un mandat de dépôt a été décerné contre eux, et ils ont été condamnés solidairement à verser 1 franc symbolique à Madame Juliette Gbaguidi et 500 000 francs CFA à l’Institut national de la femme, à titre de dommages-intérêts.
Aucune déclaration officielle n’a encore été publiée par les avocats de l’artiste. Gbèzé, actuellement détenu à Missérété, devra donc purger sa peine tout en payant les amendes fixées par la Cour.
Jean De Dieu TRINNOU



