Le manque de professionnalisation nuit à l’insertion professionnelle et à l’employabilité, aggravant le chômage, en particulier chez les diplômés de l’enseignement secondaire et universitaire. Pour y remédier, le gouvernement a approuvé la mise en place d’un programme de stages visant à :
· Renforcer les compétences professionnelles des élèves du secondaire technique et des étudiants de premier cycle universitaire.
· Professionnaliser les demandeurs d’emploi titulaires d’un diplôme de second cycle secondaire ou de premier cycle universitaire.
· Améliorer l’environnement de la professionnalisation des jeunes.
Le gouvernement a validé le document-cadre de ce nouveau programme national de stages. Cette initiative structurelle propose des stages pratiques encadrés aux apprenants et aux demandeurs d’emploi. Doté d’un budget de 31 085 016 044 francs CFA, ce programme touchera plus de 80 000 jeunes d’ici 2027.
L’objectif est de combler les lacunes en matière de professionnalisation en offrant des stages encadrés, un accompagnement pour l’élaboration de projets professionnels et des bilans de compétences. L’analyse ayant mené à ce document-cadre révèle que les lacunes en compétences chez les jeunes sont souvent liées à l’inefficacité des stages académiques, particulièrement dans l’enseignement technique et supérieur. Cette situation laisse de nombreux jeunes diplômés sans expérience pratique avant leur entrée sur le marché du travail.
Ce programme cherche à assurer une transition efficace entre la formation et le monde professionnel pour rendre les jeunes plus compétitifs et opérationnels. D’ici 2027, il bénéficiera à 80 000 jeunes, dont 51 500 étudiants en licence et 28 500 jeunes en difficulté d’insertion. Parallèlement, 73 000 étudiants en 2ᵉ année de licence seront aidés pour définir leur projet professionnel, et 31 389 chômeurs de longue durée bénéficieront d’une évaluation de leurs compétences.
Il est important de souligner que les jeunes déjà suivis par le Programme spécial d’insertion dans l’emploi ou le Projet d’inclusion des jeunes n’en font pas partie, afin d’assurer une meilleure coordination des dispositifs. En privilégiant la professionnalisation en amont, le gouvernement vise à réduire le chômage des jeunes diplômés et à restaurer la confiance entre les jeunes et le monde du travail.
Jean De Dieu TRINNOU



