Le Réseau des Jeunes Béninois de la Diaspora (RJBD), en partenariat avec le Parlement des Jeunes du Bénin (PJB), l’Association des Mairies des Jeunes du Bénin (AMJB) et la Fédération Nationale des Étudiants du Bénin (FNEB), a officiellement lancé ce jeudi 19 février 2026, la campagne « Jeunesse en Mouvement pour la Paix ». La cérémonie s’est tenue dans la salle audiovisuelle de l’École Polytechnique de l’Université d’Abomey-Calavi, en présence d’universitaires, d’acteurs politiques, de dignitaires religieux et de représentants d’organisations internationales.

Au cours de la rencontre, les objectifs du mouvement ont été présentés. Selon la coordinatrice du RJBD, Nadège Doha, le Bénin reste attaché à sa tradition démocratique, mais chaque période électorale constitue aussi « un moment de fragilité » marqué par des tensions politiques, de la désinformation et des frustrations sociales. « C’est dans ce contexte que la campagne a été initiée. Elle repose sur une conviction forte : la jeunesse béninoise n’est pas un problème à gérer, mais une solution à construire. L’ambition affichée est de prévenir les conflits électoraux et de promouvoir une participation citoyenne responsable, pacifique et inclusive à l’approche de l’élection présidentielle », a-t-elle déclaré. Et d’ajouter qu’une tournée nationale de sensibilisation démarrera dès la semaine prochaine afin d’aller à la rencontre des jeunes « là où ils vivent, étudient et s’expriment », avec des formations axées sur la citoyenneté, la non-violence et l’engagement démocratique.
Un engagement au-delà des clivages politiques
Pour le président de l’AMJB, Astérix Goudeagbé, cette campagne dépasse les appartenances partisanes : la paix « n’a pas de carte de parti ». Il a appelé l’ensemble des acteurs publics à soutenir cette dynamique nationale en faveur de la stabilité.

Prenant la parole à son tour, le président du Parlement des Jeunes du Bénin, Guerschom Agbowakounou, a invité la jeunesse à jouer pleinement son rôle dans la construction du pays. Selon lui, « aucune paix durable n’est possible si les jeunes restent dans le doute ou l’exclusion. Cette initiative permettra d’écouter leurs attentes et de les transformer en outils de plaidoyer auprès des décideurs publics. »
Une phase pilote dans vingt communes
Une plateforme digitale a été mise en place pour présenter la vision et les actions du mouvement. La phase pilote couvrira vingt communes du pays : huit au Nord, quatre au Centre et huit au Sud, avec des séances de sensibilisation programmées selon un calendrier précis.

À travers cette campagne, les organisateurs entendent renforcer la cohésion sociale et encourager l’engagement citoyen des jeunes avant les prochaines échéances électorales.
François D’Assise BATCHOLA



