À l’approche de l’élection présidentielle de 2026, le Bénin se trouve à un tournant décisif de son histoire politique. Invitée sur le plateau de « Confidences dans le Noir » de BL TV, Mariam Djaouga Sacca, Ministre Conseillère aux affaires sociales et au travail, a défendu avec ferveur l’héritage de Patrice Talon et plaidé pour une continuité portée par le duo Wadagni-Talata.
Le succès du PAG : Une méthode avant tout
Depuis 2016, le Programme d’Action du Gouvernement (PAG) a transformé le visage du Bénin. Pour Mariam Djaouga, ce succès n’est pas le fruit du hasard mais repose sur des piliers concrets : la transparence, la bonne gouvernance et une capacité inédite de mobilisation des ressources propres.
« Le président Patrice Talon reste encore dans l’insatisfaction. C’est pourquoi il maintient le rythme pour aller le plus loin possible », a-t-elle affirmé, soulignant que la qualité de la « signature » du Bénin sur les marchés financiers internationaux est aujourd’hui un atout majeur.
Romuald Wadagni : Le garant de la trajectoire
Pour la mouvance présidentielle, le choix du successeur est clair : Romuald Wadagni. L’actuel ministre d’État chargé des Finances est présenté comme l’homme capable de maintenir la discipline budgétaire et la rigueur nécessaires au développement.
Selon la Ministre Conseillère, son expérience d’« argentier national » et sa reconnaissance internationale en font « la personne la mieux éduquée pour continuer » l’œuvre entamée. Elle rappelle que le Bénin, dépourvu de ressources naturelles massives, doit compter sur son sérieux et sa rigueur pour financer ses ambitions.
L’humain au cœur de l’action : Le bilan social
Face aux critiques sur la dureté des réformes, Mariam Djaouga a mis en avant les avancées sociales significatives destinées aux populations vulnérables :
- Cantines scolaires : Un taux de couverture de 75 % sur tout le territoire, permettant de maintenir les enfants à l’école et d’améliorer les taux de réussite.
- Projet ARCH : Un dispositif offrant formation et microcrédits aux artisans pour favoriser leur autonomisation.
- Microcrédit Alafia : Un outil « dépolitisé » qui rend les femmes plus autonomes financièrement.
- Programme de Filets de Protection Sociale Productifs (PFPSP)-GBESSOKE : Une aide directe de 10 000 francs par mois aux ménages les plus pauvres, complétée par un capital de 50 000 francs au bout de six mois pour démarrer une activité génératrice de revenus.
Un appel à la responsabilité citoyenne
Inquiète de la faible participation lors des derniers scrutins, la Ministre a lancé un appel vibrant aux citoyens, et particulièrement aux femmes et aux jeunes. Pour elle, voter n’est pas qu’un droit, c’est une décision sur le « rythme de développement » souhaité pour le pays.
Elle a exhorté les Béninois à ne pas être de simples spectateurs mais des acteurs de cette trajectoire.
Alors que le mandat de Patrice Talon touche à sa fin, le message de la Ministre Conseillère est limpide : le développement est une chaîne dont il serait périlleux de briser les maillons.
AY



