(les électeurs avaient le choix, ils l’ont exercé)
Les tendances des législatives du 11 janvier offrent plusieurs enseignements majeurs pour la vie démocratique béninoise. D’abord, une leçon a posteriori pour ceux qui croyaient à un soutien populaire massif à des options radicales : « Les putschistes qui se voulaient justiciers des politiciens doivent comprendre maintenant que leurs amis ou instigateurs sont minoritaires dans le pays », souligne un analyste, en référence aux scores nationaux de certaines mouvances.
La réforme du système partisan opère une synthèse progressive vers deux grandes forces politiques qui devraient se renforcer avec le temps si elles continuent de travailler sérieusement. « Nous assistons à une rationalisation du paysage politique, gage de stabilité et d’efficacité », estime un constitutionnaliste.
Le débat sur le taux de participation mérite également attention. « On aurait aimé avoir mieux, mais personne n’accusera aujourd’hui le pouvoir d’avoir exclu LD », remarque un observateur électoral. La preuve est faite : « Les électeurs avaient même la possibilité de se mobiliser massivement pour ce parti aux législatives, mais ne l’ont pas fait. »
Les raisons de cette faible mobilisation en faveur de LD sont multiples – désillusion, manque de projet crédible, leadership contesté – et chacune mérite analyse. Ce qui est certain, c’est que le scrutin de janvier 2026 marque une étape importante dans la consolidation démocratique du Bénin, avec des électeurs qui font des choix clairs et assumés.



