Le double scrutin législatif et communal du 11 janvier a tenu toutes ses promesses en matière de surprise. Alors qu’il était souvent minoré dans les prévisions, le parti Mouvement des Élites Engagées pour l’Emancipation du Bénin (Moele-Bénin) a su se distinguer dans cette bataille des législatives, réussissant à tirer son épingle du jeu face aux formations traditionnelles.
Présidé par Dr Jacques Ayadji, le parti a en effet marqué des points décisifs dans plusieurs circonscriptions législatives. Ses percées ciblées démontrent une capacité inattendue à mobiliser les électeurs
Le succès de cette opération est largement attribué à son projet politique atypique. Loin des sentiers battus et des discours conventionnels, sa plateforme a visiblement fait mouche auprès d’une partie de l’électorat, en quête d’une offre nouvelle et différenciée. Cette adhésion traduit une écoute fine des préoccupations citoyennes et une capacité à porter un message qui résonne.
Cette performance, déjà notable, n’est sans doute qu’un premier acte. En amont du scrutin, le mouvement a conclu plusieurs accords stratégiques avec d’autres forces politiques ou sociales. Ces alliances, pensées pour renforcer son implantation et son influence, pourraient bien amplifier l’impact de cette première réussite dans la durée. La promesse d’une consolidation et d’une croissance future se dessine ainsi clairement à l’horizon.
De simple outsider, le Moele-Bénin entre donc dans une nouvelle dimension. En tirant son épingle du jeu avec brio lors de ce scrutin législatif, il s’impose non plus comme un faire-valoir, mais comme un faiseur de jeu capable d’influencer les équilibres politiques locaux. Une démonstration de force qui marque très probablement l’émergence d’un nouvel acteur structurant sur la scène politique béninoise.
WM



